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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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merciales avantageuses, que ne le sont l’Angleterre et la Fraritië;On peut les considérer comme les deux nations les plus civiliséesde l’univers ; elles ne sont qu’à une distance de quelques heures,l’unedel’autre,ettandis que, sous le rapport des manufactures,l’une possède des avantages tout-à-fait spéciaux que la natureet l’art lui ont procurés, l’autre abonde en productions natu-relles que lui assurent à un dégré éminent l’étendue de sonterritoire , la fertilité de son sol et l’excellence de son climat (l).Il serait bon que le droit sur les vins de France fût inférieurà celui qui atteint les vins plus forts, de manière à ce quel’on'pût se procurer les premiers à un prix plus modéré. Sile droit était réduit à a schellings 6 pences le gallon, nul douteque la consommation ne devînt le triple de ce qu’elle est au-jourd’hui. Il y a quarante ans, lorsque le droit sur les vins deBordeaux était de 2 schellings 7 pences, on en consommait an-nuellement en Irlande 5oo,ooo gallons, c’est-à-dire autantqu’on en consomme aujourd’hui dans tout le Royaume-Uni ;eu sorte que l’on peut estimer sans exagération la consommationqui se ferait à i,5oo,ooo gallons. Avec un droit de 2 schellings6 pences le gallon , cela procurerait au Trésor une somme de1. 187,000, ce qui est 1. 35,000 de plus que ne rendent lesdroits actuels sur les vins de France.

Quoiqu’il y ait peut-être de fortes raisons pour réduire ledroit sur le thé, cependant comme ce n’est point un articlede contrebande , il n’y a pas lieu de faire à cet égardaucun changement , jusqu’à ce qu’on soit débarrassé dumonopole de la Compagnie des Indes. Car, quelque bas qu’onréduise ce droit, ce ne serait pas une raison pour que le prixfût réduit, la Compagnie ayant le pouvoir de maintenir lesprix , en limitant à son gré, la quantité importée et vendue.Comme l’effet du monopole est d’élever le prix du thé, dansles ventes de l’Hôtel de la Compagnie, à près du double de cequ’il est à Hambourg et à New-York, il est probable que si lecommerce était libre et le prix abaissé, on pourrait faire sup-porter au thé un droit de 1. 100 p. ; l’effet du monopole est

( 1 ) Voir là Revue Parlementaire, de i825 , p. 67 a.