qui n’est pas propriétaire de biens-fonds ou de dîmes. Si, parsuite de l’abolition des lois sur les céréales, le prix des grainsse trouvait réduit de 5 schetlings le quarter, si les 1. ia,5oo,oooenlevés au peuple par cette augmentation factice, restaient dansla bourse du peuple, cette somme, il la dépenserait en addi-tion à celle qu’il dépense déjà , ou à l’acquisition d’autreschoses nécessaires, ou à se procurer les commodités et lesplaisirs de la vie.
Si tout le résultat des lois sur les grains était de transférerces 1. i2,5oo,ooo dans les poches des propriétaires de biens-fonds, et d’enrichir cette classe qui peut être considérée commeformant un dixième de la population, aux dépens des neufautres dixièmes, ce résultat serait comparativement inolfensif.Mais ces lois ont pour effet de détruire beaucoup plus de ri-chesses qu’elles n’en transfèrent, et il est propable qu’elles nedonnent pas aux propriétaires plus d’un cinquième de cequ’elles enlèvent à la bourse des consommateurs en ajoutantau prix du blé ; les quatre autres cinquièmes sont entière-ment perdus pour le pays, attendu le grand accroissementdes dépenses exigées par la culture du blé, et par consé-quent ne contribuent pas , le moins du monde, à accroître lebien-être ou les jouissances de qui que ce soit.
Après avoir eu tant à souffrir des fluctuations qui ont eulieu depuis 1 8 1 5 dans le prix du blé, fluctuations que, sans,aucun doute, les lois sur les grains ont amenées ; après s’êtreconvaincu du dommage que ces lois causent à toutes les autresclasses de la société, il est tems que les propriétaires de biens-
nent longtems élevés, quand les subsistances sont chères. Ainsi, l'éléva-tion du prix du blé, non seulement ne saurait intrinsèquement être uliLeau fermier, elle lui est même positivement funeste. 11 se trouve lésé dedeux manières. D’abord, en sa qualité de consommateur de blé, il fautqu’il consomme, comme tout le monde, un article cher, au lieu d'unarticle à bon marché. Ensuite, il se trouve lésé, dans une proportionplus funeste encore , comme propriétaire de capitaux, obligé qu’il est depayer des salaires élevés à tous les travailleurs qu’il emploie.
(De L’intérêt des fermiers au bas prix du blé; p. 23 , 2 e édition,.)