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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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fonds se convainquent que la continuation de ces lois no sau-rait leur bénéficier en rien. Ils devraient bien comprendreenfin qu’ils gagneraient amplement à leur abolition, en re-cueillant leur pari de la prospérité des manufacturiers quecette abolition amènerait nécessairement.

Voici ce que ditle colonel Torrens, dans son Traité du commercedes grains étrangers ( 1 ) : « Qu’une aveugle avarice ne détruisepas la poule aux œufs d’or. Que les propriétaires de l’Angle-terre, cessent en restreignant l’importation des produits del’agriculture étrangère, d’élever le prix de ces mêmes pro-duits sur nos marchés, et de diminuer ainsi l’échelle des pro-fits, jusqu’à ce que le monopole de l’industrie ait transféréson siège en France, en Hollande, en Allemagne. Il n’y apas, ce me semble, de proposition plus évidente que celle-ci,que les fermages les plus élevés se paieront dans le pays oùl’industrie manufacturière se sera élevée au plus haut degré.Mais il est matériellement impossible que les manufacturescontinuent à fleurir dans un pays où les restrictions mises àl’importation du blé, élevent le prix de la production, etpar conséquent celui des produits, et par là abaissent les pro-fits du fabricant au-dessous de ce qu’ils sont dans les paysvoisins. Si nous n’établissons pas la libre importation des pro-duits étrangers, il est impossible que nous maintenions notresupériorité manufacturière; et de toute nécessité, nos fermages,comparativement élevés , ne pourront plus continuer à êtrepayés. »

Comme on ne saurait douter que la fluctuation dans le prixdu blé ne soit principalement ce qui expose^ les classespauvres à la misère et à la famine, et les met hors d’état depourvoir à leurs besoins, il est évident que tant que les loissur les grains continueront à être en vigueur, il n’est pas pos-sible d’espérer aucune réduction réelle à la taxe des pauvres.Ce n’est qu’en abolissant les lois sur les grains, qu’on pourraavec facilité et sécurité, procéder aux mesures préparatoires àl’abolition des impôts levés pour l’entretien des pauvres va-

(i) 4 e édition, p. j68.