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lides. Et si bientôt on ne met un terme à ce système quiconsiste à faire payer par les paroisses, des ouvriers valides,il faut s’attendre à voir tout le pays sans cesse troublé parles conflits populaires entre la classe laborieuse et la classepropriétaire, et il viendra un tems où l’entretien des pauvresabsorbera la totalité des fermages.
Il y a encore un motif qui doit engager les propriétairesà rapporter les lois sur les grains, c’est qu’il est probable quesi elles continuent encore à être en vigueur, elles cesse-ront avant qu’il soit longtems de soutenir l’élévation des prix.Le prix élevé des blés est un stimulant pour la culture etla consommation de la pomme de terre, et il doit en résulterune réduction dans le prix du blé. L’amélioration de laculture en Irlande peut aussi amener un résultat semblable.Antérieurement à 1806, quand toutes restrictions au commercedes grains étaient abolies entre l’Irlande et la Grande-Bretagne,les importations de blé du premier de ces pays dans Tautre,n’excédaient pas, année commune, Aoo,000 quarters, tandis quemaintenant elles s’élèvent à 1,600,000 quarters, indépendam-ment de 600,000 quintaux de farine; et on a tout lieu de croireque l’Irlande pourrait arriver à exporter cinq ou six fois cettequantité.
Pour justifier les lois sur les grains, on dit que l’importa-tion du blé étranger diminuerait l’emploi de la main-d’œuvre.Cet argument n’est pas fondé ; en effet, nous ne pourrionspayer l’importation du blé étranger, que par l’exportationdes produits britanniques; et par conséquent, la confectionde ces produits créerait un surcroît d’occupation pour [ amain-d’œuvre.
Il y a encore un autre argument, non moins dénué de vé-rité : c’est celui qui consiste à affirmer que sans les lois surles grains on ne pourrait acquitter l’impôt. C’est tout le con-traire : car le public ayant 1 . i2,5oo,ooo de moins à payerpour le blé, ajouterait cette somme à celle qu’il emploie déjà,à l’acliat d’autres articles de consommation soumis à l’impôt.Ensuite, il 11e faut pas perdre de vue que la classe qui fournitles législateurs, a réussi, d’abord par le choix des droits impo-