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ses, ensuite par le choix des droits rapportés, à rejeter tout lefardeau sur les classes industrielles, en sorte que, sur un budgetannuel de 1. 5o,000,000 d’impôts, 1. 6,000,000 tout au plussont à la charge des propriétaires terriers (1).
Les observations qui précèdent expliquent comment lesdroits sur les grains et sur les autres subsistances entraventles progrès de la richesse nationale. Mais cet obstacle n’estpas le seul qui se lie à la question de l’agriculture. Les dîmessont aussi une entrave à la prospérité nationale, en arrêtantles progrès de l’agriculture, et en contribuant par là à main-tenir le haut prix des grains. Si on considère dans toutes leursconséquences les effets que produisent les dîmes, il reste évi-dent que, sans elles, une plus grande somme de capitaux se-rait appliquée aux progrès de la culture , et qu’il en résul-terait une beaucoup plus grande production de céréales. L’o-bligation de donner au clergé le dixième des produits obtenuspar un perfectionnement de culture qui a exigé des expériencescoûteuses et l’emploi d’un capital considérable, doit néces-sairement être un obstacle à ce que les capitaux soient em-ployés de cette manière. Cette circonstance seule peut expli-
(1) Voir pour les articles dans lesquels ees données sont prises, la RevueParlementaire de 1826, page 669. M. Mill dit dans son ouvrage sur l'Inde :
« Le mode de lever l'impôt, en usage dans l’Indoslan , et qui consisteexclusivement ou presque exclusivement, à prélever autant que l’État lejuge convenable sur le revenu de la terre, n’est que l'expédient grossierqui s’est d’abord présenté à l esprit peu éclairé des gouvernans, et ce-pendant ce mode n’est pas aussi opposé qu’on pourrait le croire, aux vraisprincipes de la science. Si l’impôt prélevait tout ce qui est strictementrévenu, l’application de la main-d’œuvre et du capital à la terre res-semblerait à l’application de la main-d’œuvre et du capital au bois ouau fer; et les bénéfices tirés de ces divers genres d’exploitation, seraientdéterminés par les mêmes principes. Après la conquête des nations go-thiques, les terres furent divisées en grandes propriétés, et données auxprincipaux chefs. Ces hommes curent le pouvoir de faire peser l'impôtsur qui bon leur semblait. Ils firent donc en sorte de le faire porter surtout autre objet que sur la terre, c’est-à-dire sur tout autre individuqu’eux-mêmes. ( Histoire de l’Inde Britannique, vol. I, page 278 .)