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Dans les discours qu’il prononça en 18a5, il est vrai qu’ilproclama et prouva la sagesse de ce système ; mais, en prenantpour point de départ un droit de 5o pour cent, il n’a véritable-ment fait que tenir la balance égale entre les partisans de laliberté et les défenseurs des prohibitions ; à ceux-ci il déclaraitque le résultat de ces mesures , serait d’admettre peu , très-peude produits étrangers; aux autres qui lui demandaient dequelle utilité seraient de telles mesures, il répondait qu’il yaurait une certaine quantité de produits étrangers d’admis, etqu’une importation trop considérable occasionerait immédiate-ment une très-grande détresse. Il soutenait toujours que le* tarif de droits qu’il avait adopté était assez élevé pour empêcherl’étranger d’entrer en concurrence avec le fabricant anglais ;en d’autres termes , il démontra que ses mesures seraient inef-ficaces , et nous laisseraient à l’égard de la question de libertécommerciale, à-peu-près dans l’état où elles nous avaienttrouvés. N’oublions pas cependant, qu’il fut èn quelque sorte,entraîné dans cette direction, par les intérêts contre lesquelsil avait à lutter. Néanmoins , s’il avait sincèrement embrasséles principes de liberté commerciale, il n’aurait pas , subsé-quemment, négligé, comme il l’a fait, l’occasion de perfec-tionner son plan de 1825.
Afin de ne laisser aucun doute à cet égard, nous donneronsdans l’appendice placé à la fin de cet ouvrage, l’état des droitsprotecteurs , prélevés aujourd’hui sur les objets de fabriqueétrangère. On y verra i° les droits qui ont pour objet de pro-téger celles de nos fabrications qui n’ont rien à craindre de laliberté commerciale la plus absolue ; 2° les droits pour la pro-tection de celles de nos fabrications auxquelles on suppose quela concurrence serait le plus funeste ; 3° ceux qui ont pour ob-jet des articles de fabrication de peu d’importance; 4° enfinceux qui pèsent sur les articles de matières premières, quiservent de matériaux aux autres manufactures (1). Ces ta-bleaux prouvent combien est absurde l’opinion qui attribue à
(i) Voir l’Appendice, n» III.