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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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Dans les discours quil prononça en 18a5, il est vrai quilproclama et prouva la sagesse de ce système ; mais, en prenantpour point de départ un droit de 5o pour cent, il na véritable-ment fait que tenir la balance égale entre les partisans de laliberté et les défenseurs des prohibitions ; à ceux-ci il déclaraitque le résultat de ces mesures , serait dadmettre peu , très-peude produits étrangers; aux autres qui lui demandaient dequelle utilité seraient de telles mesures, il répondait quil yaurait une certaine quantité de produits étrangers dadmis, etquune importation trop considérable occasionerait immédiate-ment une très-grande détresse. Il soutenait toujours que le* tarif de droits quil avait adopté était assez élevé pour empêcherlétranger dentrer en concurrence avec le fabricant anglais ;en dautres termes , il démontra que ses mesures seraient inef-ficaces , et nous laisseraient à légard de la question de libertécommerciale, à-peu-près dans létat elles nous avaienttrouvés. Noublions pas cependant, quil fut èn quelque sorte,entraîné dans cette direction, par les intérêts contre lesquelsil avait à lutter. Néanmoins , sil avait sincèrement embrasséles principes de liberté commerciale, il naurait pas , subsé-quemment, négligé, comme il la fait, loccasion de perfec-tionner son plan de 1825.

Afin de ne laisser aucun doute à cet égard, nous donneronsdans lappendice placé à la fin de cet ouvrage, létat des droitsprotecteurs , prélevés aujourdhui sur les objets de fabriqueétrangère. On y verra i° les droits qui ont pour objet de pro-téger celles de nos fabrications qui nont rien à craindre de laliberté commerciale la plus absolue ; 2° les droits pour la pro-tection de celles de nos fabrications auxquelles on suppose quela concurrence serait le plus funeste ; 3° ceux qui ont pour ob-jet des articles de fabrication de peu dimportance; 4° enfinceux qui pèsent sur les articles de matières premières, quiservent de matériaux aux autres manufactures (1). Ces ta-bleaux prouvent combien est absurde lopinion qui attribue à

(i) Voir lAppendice, n» III.