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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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leur marché possible et augmenter ainsi la somme de richesseet de civilisation universelle; si nous considérons, dautre part,quels ont été les tristes résultats des nombreuses guerres quidoivent leur origine au système de protection commerciale etmanufacturière, nous ne pouvons nous empêcher de conclure-que les hommes détat qui ont inventé ce système, ceux qui lontsoutenu et le soutiennent encore, méritent dêtre rangés parmiles plus grands ennemis de la civilisation et du bonheur dugenre humain.

Le passage suivant que nous extrayons de ladmirable ouvragedeM. M e Cullochsur les principes de léconomie politique, noussemble si applicable au sujet qui nous occupe, que nous de-mandons la permission de le citer en entier M. M° Cullocli sex-prime ainsi :

« Il est aisé de voir que le commerce étranger , ou la divisionterritoriale du travail entre des pays divers et indépendants,contribue à accroître la richesse des différentes provinces dumême royaume. Comme il y a une bien plus grande diversitédans les facultés productrices que la nature a départies à descontrées différentes éloignées , quil ny en a dans celles desprovinces dun pays quelconque ; il semble quune liberté en-tière de communications dun pays à un autre doit offrir pro-portionnellement plus davantages. Il est évident quil enconterait infiniment plus pour produire en Angleterre les vinsde France, les fruits de lEspagne, ouïes sucres de la Jamaïque,que pour faire rendre au Yorkshire les produits du Devonshire.En effet, il y a des millions de produits , quelques-uns dela plus grande utilité, dont la production ne peut avoir lieuque dans certaines localités spéciales. Sans le commerce étran-ger, nous serions privés de thé, de café, de cotons en nature,de soie grège, dépices, de lingots dor et de milliers dautresarticles utiles et précieux. Quand la providence a donné auxdiverses contrées, des sols, des climats et des productions na-turelles différentes, elle a voulu sans doute quelles saidassentmutuellement. Si des obstacles artificiels nétaient mis à -leurs communications, chaque peuple se livrerait de préférenceà la branche dindustrie pour laquelle il a la supériorité, éclian-