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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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jpréseUtë uns preuve décisive des inconvéniens du système pro-*tecteur. Dans le cours naturel des choses, deux pays si voisinsét possédant chacun tant de productions qui lui sont propres,devraient faire entre eux pour plusieurs millions sterlings decommerce; mais il résulte des états mis sous les yeux du par-lement, que la totalité de ce commerce, tant importationsquexportations, nexcède pas I. 3 ,000,000 annuellement.

Un autre mal résultant du système de protection, cest léléva-tion des prix dun certain nombre darticles de commerce. Cesurcroît dans les prix, enlève des sommes énormes aux con-sommateurs des articles protégés ; en général, le public ignorequelle augmentation considérable est apportée au prix des ar-ticles par cette nature dimpôt.

Ce qui est certain , cest que les prix sont augmentés si géné-ralement et à un tel degré par les droits protecteurs, quon peutdire quils pèsent sur les ressources du pays et sur la facultéproductive du travail et des capitaux, dun poids égal à limpôtlui-même; en conséquence, la réduction du prix, suite de IVbolition des droits protecteurs, procurerait à toutes les classesde la nation le plus grand soulagement.

Il ny a pas derreur plus grave que de simaginer que les pro-tections profitent dune manière quelconque aux fabricans ;car, si dabord elles servent à élever les profits, elles amènentune concurrence immédiate; car les protections nétant diri-gées que contre la concurrence étrangère, rien nempêchequà lintérieur de nouveaux établissemens 11exploitent les in-dustries protégées : il en résulte quen peu de teins les profitssont ramenés à leur niveau ordinaire. Mais, de fait, les per-sonnes qui exploitent les industries que la loi protège, sont plusexposées à souffrir quaucune autre classe de fabricans; car,comme les marchandises confectionnées sous la protection desdroits, sont nécessairement plus chères que les marchandisesétrangères de la même nature, toutes les fois que la concur-rence amène un encombrement dans le marché extérieur, cequi arrive continuellement, on na pas, pour désencombrer lemarché , la ressource'de lexportation. En outre, les manufac-