le principe de la liberté absolue du commerce est proposé etsoutenu par des argumens irrésistibles. Parlant du système deprotection , les pétitionnaires disent : « Malheureusement unsystème, l’opposé de la liberté commerciale , a été plus oumoins adopté et mis en pratique par le gouvernement de cepays, ainsi que par presque tous les autres gouvernemens; cha-cun d’eux s’efforçant d’exclure les productions des autres pays,dans le but spécieux, mais sincère, d’encourager ses propresproductions; imposant ainsi à ses sujets respectifs, en leurqualité de consommateurs , l’obligation de se soumettre à desprivations dans la quantité et la qualité des marchandises; etfaisant ainsi, de ce qui devrait servir à resserrer entre les états,les liens d’amitié et de sympathie, une source permanente dejalousie et d’hostilités. Le préjugé général en faveur du systèmeprotecteur ou restrictif, doit être attribué à cette suppositionerronée , que toute importation de produits étrangers diminueproportionnellement la vente de nos produits nationaux; tan-dis qu’il est.facile de prouver que, s’il est vrai que l’espèce deproduction qui ne peut soytenir la concurrence étrangère , aità souffrir ; cependant, comme il est impossible qu’aucune im-portation continue pendant un certain lems , sans donner lieuà une exportation correspondante, directe ou indirecte , cetteexportation favoriserait quelqu’autre produit mieux adapté ànotre situation spéciale ; procurant ainsi à nos capitaux et ànotre main d’œuvre, un emploi au moins égal, probablementplus étendu, et sûrement plus avantageux.
Glasgow, et toutes les grandes villes commerçantes et ma*-nufacturières, présentèrent en même tems de semblables péti-tions.
Nous allons donner un extrait de la pétition des marchandsde Bristol contre le renouvellement de la Charte de la Com-pagnie des Indes Orientales, présenlée le 12 mai 182g, à laChambre des communes. C’est la meilleure autorité que nouspuissions invoquer en faveur de ce que nous avons dit sur1 effet qu a une importation étendue d’accroître les débouchésdes produits britanniques. « L’extension de nos exportations , »disent les pétitionnaires, « les développemens de cette branche