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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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importante de notre commerce avec tant de millions dhom-mes , soumis au même sceptre que nous, sont arrêtés par lemanque de produits à rapporter en retour , à la créationdesquels le sol, le climat et la population de lInde sont spé-cialement adaptés, et qui ne demandent que lapplication efïi-cacè de lindustrie et des capitaux britanniques. Labolition desrestrictions actuelles, amènera nécessairement une augmenta-tion dans les débouchés des marchandises anglaises , ainsi quedans lemploi de la main-dœuvre britannique; une augmenta-tion dans lexportation des produits de lInde, et dans lemploides navires britanniques, laccroissement du revenu national,en seront le résultat. »

Le comité des voies et moyens du congrès des États-Unis,dit, dans son rapport du 12 mars 1828 : « Dans tous les cas oiides droits protecteurs élevés sont imposés, le commerce étran-ger, doit, selon la nature des choses, être diminué dans uneproportion plus grande que lindustrie nationale nest encoura-gée. » Il ajoute : a En terminant cet examen rapide et imparfaitdes effets destructeurs de la législation prohibitive proposée,appelée bien improprement législation de protection , nousajouterons une remarque que cette occasion nous suggère, cestquil est bien plus facile de détruire que de créer des richessespar des lois (1). »

Le comité des citoyens de Boston et de sa banlieue, dans sourapport, en date du 5 o novembre 1827, sur le nouveau tarifaméricain, fait les remarques suivantes : * Que des marchan-dises dun prix élevé, confectionnées chez nous valent mieuxque les mêmes articles à bon marché, venant de létranger ;que les capitaux et la main-dœuvre ne peuvent trouver delemploi dans ce pays, sans le secours de droits prohibitifs ;quil y a du patriotisme à taxer le plus grand nombre pourlavantage du petit nombre; quil est juste devenir par dés loisà laide de fabriques qui ne peuvent prospérer sans cet appui;que nous devons vendre aux autres nations, mais ne jamaisrien leur acheter; ce sont, nous le savons depuis longtems,

fi) Journal Parlementaire, 1828, n° 178.