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importante de notre commerce avec tant de millions d’hom-mes , soumis au même sceptre que nous, sont arrêtés par lemanque de produits à rapporter en retour , à la créationdesquels le sol, le climat et la population de l’Inde sont spé-cialement adaptés, et qui ne demandent que l’application efïi-cacè de l’industrie et des capitaux britanniques. L’abolition desrestrictions actuelles, amènera nécessairement une augmenta-tion dans les débouchés des marchandises anglaises , ainsi quedans l’emploi de la main-d’œuvre britannique; une augmenta-tion dans l’exportation des produits de l’Inde, et dans l’emploides navires britanniques, l’accroissement du revenu national,en seront le résultat. »
Le comité des voies et moyens du congrès des États-Unis,dit, dans son rapport du 12 mars 1828 : « Dans tous les cas oiides droits protecteurs élevés sont imposés, le commerce étran-ger, doit, selon la nature des choses, être diminué dans uneproportion plus grande que l’industrie nationale n’est encoura-gée. » Il ajoute : a En terminant cet examen rapide et imparfaitdes effets destructeurs de la législation prohibitive proposée,appelée bien improprement législation de protection , nousajouterons une remarque que cette occasion nous suggère, c’estqu’il est bien plus facile de détruire que de créer des richessespar des lois (1). »
Le comité des citoyens de Boston et de sa banlieue, dans sourapport, en date du 5 o novembre 1827, sur le nouveau tarifaméricain, fait les remarques suivantes : * Que des marchan-dises d’un prix élevé, confectionnées chez nous valent mieuxque les mêmes articles à bon marché, venant de l’étranger ;que les capitaux et la main-d’œuvre ne peuvent trouver del’emploi dans ce pays, sans le secours de droits prohibitifs ;qu’il y a du patriotisme à taxer le plus grand nombre pourl’avantage du petit nombre; qu’il est juste devenir par dés loisà l’aide de fabriques qui ne peuvent prospérer sans cet appui;que nous devons vendre aux autres nations, mais ne jamaisrien leur acheter; ce sont là, nous le savons depuis longtems,
fi) Journal Parlementaire, 1828, n° 178.