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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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un établissement au pied de paix aussi considérable que celuique nous avons aujourd’hui.

.Après avoir commencé leurs travaux, appuyés sur ce prin-cipe , on doit croire que si les mêmes hommes avaient éténommés dans la session de 1829, ils auraient recommandé unegrave réduction dans nos forces militaires et navales, aussitôt laguerre de Turquie terminée et les affaires de la Grèce arran-gées.

Les défenseurs de l’état actuel des dépenses, ont pour habi-tude, d’accuser M. Pitt d’une faute grave, comme hommed’état, pour avoir fixé si bas l’établissement au pied de paix an-térieur à la guerre de 1 7{j3, Mais la justification de M. Pitt,présentée par lord Grenville dans la Chambre des lords, le 14février 1816, devrait être attentivement méditée, avant d’accor-der une foi implicite à cette accusation d’hommes intéressésdans l’état actuel des dépenses publiques. Lord Grenville dit àcette occasion :

« Je desire appeler l’attention de vos seigneuries sur notreétablissement au pied de paix de 1785 à 1793. L’établisse-ment de cette époque a été depuis, non-seulement doublé ettriplé, mais porté à un développement quatre fois et mêmecinq fois plus considérable. Je me rappelle que beaucoup d’es-prits éclairés , mirent en doute, lors de ce changement, si l’é-tablissement n’était pas plus étendu que 11e le comportaientles circonstances. Ce sujet donna lieu à de longues discus-sions , et on n’appuya la nécessité d’un tel établissement quesur les circonstances toutes particulières oii se trouvait alorsl’Europe. J’ai entendu dire que le grand homme qui était alorsministre, avait depuis changé d’opinion, et avait déclaréqu’en ne demandant pour l’armée que 1. 1,800,000 et pour lamarine que 1. 2,000,000, il s’était trompé, et n’avait pointfait ce qu’il devait faire. Je déclare positivement que je ne merappelle pas le moins du monde, que je ne crois pas queM. Pitt se soit jamais exprimé sur ce sujet, autrement qu’ense félicitant d’avoir, à cette époque, par l’économie la plussévère, mis le pays à même de soutenir les rudes épreuvesqui vinrent plus tard l’assaillir. Je suis persuadé que si M. Pitt