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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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vivait encore, il serait le premier à conseiller dans ce temsde paix, la réduction des dépenses de la marine et de l’armée ;et ce n’est qu’en suivant les plans de ce grand homme, et enréduisant aux plus étroites limites possibles, nos dépenses mi-litaires et navales, que nous pouvons espérer de retirer lepays des circonstances difficiles dans lesquelles il se trouveplacé ( i ) ».

Il ne suffit pas de dire pour répondre au reproche de profu-sion dans les dépenses militaires , que les services sont augrand complet et dans l’état le plus satisfaisant. Il reste tou-jours à prouver que les frais de préparatifs et d’équipementn’ont pas dépassé la limite assignée par la nécessité publique :à moins de faire entrer en ligne de compte , celte conditionde nécessité, Iss dépenses faites pour les services publics, neseront plus qu’une affaire de caprice ; on pourra les doubler ,sans crainte de blâme, pourvu qu’en même tems on doublel’état d’équipement et de grand complet. Quoique ce principede nécessité paraisse tellement évident, qu’il est à peine néces-saire de le démontrer, cependant quiconque a suivi avec atten-tion les raisonnemens mis en avant parles autorités militairesqui décident de l’état de notre établissement de paix ou deguerre , doit se convaincre que ce principe a été regardé parces hommes comme d’une importance bien secondaire.

Considérant donc que le pied de paix est beaucoup pluscoûteux aujourd’hui qu’il ne l’était en 1795 ; attendu qu’aucuneraison concluante n’a été donnée pour prouver par une expo-sition convenable des dangers que nous avons à redouter,qu’il existe une nécessité publique de fixer les dépenses du piedde paix au triple de ce qu’elles étaient autrefois, nous sommesen droit de conclure qu’il est prouvé que des réductions sontpraticables dans nos dépenses militaires et navales (a).

a° On convient qu’un esprit de profusion a régné pendant

(1) Débats parlementaires, de îlansard. vol. XXXII. page 5 1 4 -

(2) Celte conclusion sera confirmée dans la suite de ect ouvrage, lors-que nous traiterons des dépenses de l’armée et de la marine.