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la dernière guerre, et que rien n’a été fait depuis, pour mettreun terme à cet état de choses ; d’où nous concluons encorequ’il y a possibilité de réduire considérablement les dépenses.La nature, le caractère et l’étendue de cette guerre, ont dé-truit toutes les règles d’économie et de contrôle précédem-ment établies. La facilité de se procurer de l’argent par des em-prunts , et à l’aide de l’amortissement et du papier monnaienon susceptible de conversion, a conduit à dépenser des sommesénormes en subsides, en expéditions, en fortifications, enpensions militaires et civiles , en augmentations de traitement,qui ont consommé tant de millions, et dont nous ressentonsaujourd’hui les elfets. Bien que la guerre ait cessé, l’esprit deprofusion lui a survécu.
Il serait impossible d’indiquer une mesure, ou un ensemblede mesures, qui ait apporté à cet état de choses, un change-ment général et décisif; on ne saurait donc mettre en douteque si, à cet esprit de profusion , était substitué un plan de ri-goureuse économie , on n’arrivât à la réduction d’une grandepartie des dépenses actuelles (i'j.
5 ° C’est un fait généralement reconnu que, depuis plusieursannées, la Trésorerie a cessé d’exercer sur les dépenses publiques,le contrôle que la constitution lui attribue. Qu’il reprennedonc ce contrôle, qu’il en fasse une application sévère à tousles départemens ministériels, et on verra mettre un terme àbeaucoup de dépenses inutiles. Avant l’administration deM. Pitt, la Trésorerie exerçait sur les dépenses de l’Etat, un con-trôle actif ; mais il paraît que cette surveillance cessa d’avoirlieu sous son administration. L’extrait que nous allons donnerd’un discours prononcé par lord Landsdowne, le 28 février 1797,semblerait le prouver « Il semblerait, dit lord Landsdowne,que chaque administration est souveraine absolue dans le cercled.e ses attributions, qu’elle ait sur l’argent de la nation un
(1) Quoique la dernière administration se soit montrée, en maintesoccasions , disposée à adopter un système d’économie , rien n’a été faitcependant d'assez large pour apporter un remède efficace à un mal qu’ontenraciné les profusions de tant d’administrations successives.