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pouvoir illimité, au lieu d’être placée , comme l’esprit de laconstitution l’exige, sous le contrôle perpétuel de laTrésorerie.Ce qui caractérisait l’administration britannique, c’est que laTrésorerie en était le cœur ; c’est de là que partait le fluidenourricier qui allait alimenter toutes les autres parties; c’étaitle centre d’où toute vie découlait; les autres départemens luiétaient nécessairement subordonnés. Ce qu’il y a de certain,c’est que les chefs des grandes administrations qui présidentaux défenses publiques, apportaient au conseil de la Trésorerieleurs budgets annuels, afin de les faire examiner avant de lessoumettre au Parlement. Ces budgets étaient débattus dansleurs moindres détails ; les ministres étaient interrogés et en-tendus avant que le conseil inscrivît dans ses registres sa dé-cision finale et son approbation. Cette marche était conformeau système ancien, permanent et uniforme de surveillance etde contrôle invariablement exercé par la Trésorerie sur les dé-penses de tous les départemens, dans toutes leurs branches etdans tous leurs détails. »
Si ce système de surveillance et de contrôle était de nouveaupleinement mis en pratique, nul doute qu’on ne trouvât lemoyen d’effectuer des réductions considérables.
4° Les nombreux rapports faits par les commissions d’en-quête et les comités spéciaux de la Chambre des Communes,sur les départemens qui président à l’administration des dé-penses publiques, démontrent jusqu’à l’évidence qu’il n’y a pasun seul de ces départemens dont la constitution et l’organisationne soient extrêmement défectueuses. Chaque département aplus de divisions et chaque division a un personnel plus nom-breux qu’il ne serait nécessaire d’avoir, si un principe conve-nable de centralisation était adopté, pour l’expédition des af-faires, et pour le contrôle des employés auxquels elles sontconfiées. Ajoutez que l’organisation du travail est surannée etincommode. Les réformes introduites avec succès et si univer-sellement dans toutes les anciennes institutions, on a réussi àles exclure des administrations publiques; on exige dans uneproportion beaucoup trop grande des états de la moindre tran-saction, on accumule contrôle sur contrôle sans nécessité; une