Buch 
De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
Entstehung
Seite
94
JPEG-Download
 

— 95

inutile correspondance est entretenue entre les bureaux et lesemployés; les îraitemens ont été immodérément accrus; lespensions et les retraites ont été réglées avec prodigalité , et dessommes considérables ont été dépensées dans les résidencesministérielles (i).

Ces faits, dont l’existence est démontrée par des preuvesmultipliées, témoignent qu’il y aurait une économie considé-rable à reviser tous les départemens et toutes les administra-tions , de manière à y introduire les améliorations modernes,<à la place d’un système d’organisation dont l’origine remonteà plusieurs siècles.

5° La méthode -compliquée qui préside à la comptabilitédans toutes les administrations ; les modes nombreux et em-brouillés de vérification ; ce fait, presqu’incroyable , qu’il n’ya aucun bureau, aucune administration où l’on dresse un étatgénéral et annuel des dépenses publiques ; tout prouve qu’ily a lieu de présumer que si tout cela était changé, et qu’onle remplaçât par un système de comptabilité publique simple,uniforme et régulier, on pourrait faire dans le personnel desadministrations, de grandes réductions; et une surveillanceplus sévère, présiderait à l’emploi de l’argent de la nation.Le budget annuel présenté aux chambres se borne à donner l’étatdes recettes et des sommes avancées au compte de l’Échiquier.Ces états laissent ignorer l’emploi de millions de livres sterlings.Par exemple , pour les dépenses de l’armée, de la marine, del’artillerie , on se borne à donner la somme totale avancée aucompte de chacun de ces services.

Troisièmement. Quant aux principes qui doivent présider auxréductions, il est important d’y réfléchir mûrement, et, unefois adoptés, de les appliquer avec une rigoureuse persévé-rance. Il est impossible de juger en pleine connaissance decause, une question de réduction , sans que des études pré-

Q) Il a etc payé , dans les cinq années antérieures à 1828 , î. 125,688pour dépenses dans les résidences ministérielles. ( Documcns du comitédes finances, 11 0 Iî4- )