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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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quelque vice organique. Ce snjet a été l’objet dé l’examen detrois comités spéciaux des finances, et d’au moins autant decommissions d’enquête ; sur leur proposition plusieurs amélio-rations ont été adoptées ; les principales sont l’abolition desplaces à vie, et des divers conseils des contributions en Irlandeet en Ecosse ; la consolidation des impôts indirects et des loisde douanes, et l’introduction d’un grand nombre d’amélio-rations dans les réglemens concernant l’expédition des affaires.Comme toutes les tentatives d’économie ont eu pour résultatune augmentation dans les frais de perception, il est évidentque l’esprit de profusion continue à avoir la haute mai a.

Régie de la perception de l’impô t. Il est possible que la cause dumal réside dans le principe d’après lequel l’impôt est régi, etqui consiste à avoir pour chaque branche d’impôt un conseild’administration séparé et complètement indépendant. Ces con-seils, bien que placés nominalement sous le contrôle de laTrésorerie, en sont de fait et nécessairement, presque entière-ment affranchis, et possèdent, soit directement, soit indirec-tement, le pouvoir de faire toutes les dépenses qu’il leurconvient de faire. Quelque puissent être les intentions de laTrésorerie, la supériorité de ces conseils pour la connaissancedes détails, et les divers moyens qu’ils possèdent d’influencerles opinions et la conduite du chancelier de l’Echiquier, lesmettent à même, par le fait, non-seulement de s’affranchir ducontrôle de la Trésorerie, mais encore de la placer sous leurpropre contrôle.

Le moyen d’obvier à cette source de profusion dans les dé-penses, c’est d’abolir toutes ces directions indépendantes, etde former un conseil de commissaires de la Trésorerie investi del’administration générale des impôts, de concernavec le premierlord de la Trésorerie et le chancelier de l’Echiquier. Ce conseilse composerait des directeurs actuels des douanes, de l’excise,du timbre, des bois et forêts, ainsi que du directeur général despostes, du premier lord de la Trésorerie, et du chancelier del’Echiquier.

Chacun des directeurs continuerait à diriger le départementauquel il appartient; il aurait, pour l'aider-, un petit conseil de