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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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tables, suffirait et tiendrait lieu du personnel séparé qu’entretientaujourd’hui chaque administration.

Afin de ne rien omettre de ce qui peut servir à donner aupublic tous les renseignemens nécessaires sur l’impôt, le chan-celier de l’Échiquier mettrait chaque année sous les yeux duparlement un budget des recettes imprimé, contenant le produitapproximatif de chaque impôt; et ce budget serait vôté an-nuellement pour l’année commençant au 1 " janvier suivant.

Droits de douanes. Il résulte des états mis sous les yeux du co-mité des finances, que l’impôt perçu par les douanes en 1837 ,se composait de 566 sortes de droits mis sur un nombre égald’art iclesdifféreuts.

48 art. dont chacun

a produit au-delà de 1. 100,000 ont donné l.

1 7 ,683,445

8 s.

8 p.

9 — _

de 1. 50,000 à I. 100,000

—

784,415

18

6

9 — —

25,000 à 50,000

—

370,066

17

1

20 — _

10,000 h 25,000

—

370,402

5

1

510 — —

moins de 10,000

—

585,072

6

0

Articles divers

—

20,003

7

7

566

Total des recettes

19,815,206

3

1 1/2

Cet absurde système de contributions, montre que ceux quiont fait les lois de douanes, ignoraient les principes de la sciencecommerciale et financière, et n’accordaient pas la plus légèreconsidération aux sentimens et aux convenances des contribua-bles, non plus qu’aux intérêts du commerce étranger. Il a poureffet de compliquer la comptabilité et de créer la contrebande.Les prix des articles sont augmentés avec peu ou point d’avan-tage pour le Trésor ; les jouissances et le bien-être de la nationsont diminués en pure perte; et la perception de droits quiportent sur un si grand nombre d’articles, doit être singulière-ment lente, vexatoire et improductive. Les droits qui affectent5i o articles, qui, réunis, ne rapportent pas 1. 585 ,000 devraientêtre abolis. Cette abolition augmenterait considérablement lesimportations des produits étrangers, et, par une conséquencenécessaire, l’exportation des produits britanniques. La percep-tion serait alors limitée à 56 articles, et l’épargne apportée à larégie, compenserait probablement et au-delà les 1. 585, 000 ,que ferait perdre la réduction de ces droits.