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pour le montant total d’un trimestre à l’instant où il lui estenvoyé, et, comme les demandes de paiement, laissent sou-vent entre ses mains une balance considérable , il peut se ser-vir de cette balance comme bon lui semble (1). ,
M. Abbott montre comment on peut ôter au trésorier toutmoyen de disposer personnellement des deniers publics ; il faitvoir aussi que, s’il tenait convenablement ses livres, il suffi-rait de deux au lieu des vingt-cinq qu’il tient actuellement (2).
M. Abbott établit que les livres du département de l’artil-lerie,' ne sont pas basés sur les états de quinzaine du trésorier,qui sont les seuls comptes courants de caisse de l’artillerie ,mais sur les journaux de caisse qui sont inexacts quant auxdates , et auxquels il n’est pas possible d’accorder une impliciteconfiance ( 3 ).
Dans la division des casernes du département de l’artillerie,un système parfait de comptabilité a été changé en un systèmeimparfait: ce qui prouve , dit M. Abbott, qu’on trouve diffici-lement dans les administrations publiques, des hommes quisoient véritablement comptables ( 4 )- Cependant, il reste en-core assez de vestige, du premier système pour rendre cettecomptabilité supérieure à celle de l’artillerie» .Là,on a la possibi-lité eton est dans l’usage d’établir annuellement la balance deslivres, et de prouver leur exactitude. » Il y a, en général, unecorrélation établie entre un livre et tous les autres ; et ils neforment pas, comme ceux de l’artillerie, des masses de comptesincohérents et sans liaisons ( 5 ).
MM. Brooksbank et Betz, dans leur rapport sur la compta-bilité de l’artillerie, 11’y trouvent que peu ou point à reprendre.Ils parlent des changemens qui y ont été introduits; mais ilsn’en signalent pas , comme M. Abbott, les imperfections.
(ij Page 124 .
( 2 ) Page i5a.
(3) Page 3 25.
(4) Ibid.
(5) Page 128 . Plusieurs changemens ont été récemment introduitsdans la comptabilité de l’artillerie, par le grand maître actuel.