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Comptabilité publique. L’établissement d’un bon système decomptabilité, est un objet d’une si haute importance, non-seulement comme garantie des deniers publics, mais encorecomme moyen d’arriver à de grandes réductions dans les ad-ministrations publiques, qu’il n’est pas inutile d’entrer dansun examen plus approfondi de cette question.
Le système actuel nous est représenté par MM. Brooksbanket Beltz, comme multiple , compliqué et coûteux ; sans règlesfixes clairement définies , et universellement, applicables ; sys-tème accommodé aux besoins d’une époque déjà loin de nous,et fondé dans des circonstances qui ont subi depuis de gravesaltérations (i). M. Abbott nous apprend que chaque admi-nistration a son système particulier; et que si on le chargeaitde vérifier l’exactitude des comptes de l’une d’elles , il com-mencerait par écarter tous les livres dont on fait usage, etréunissant les documens originaux, établirait sa comptabilitésur des données toutes différentes ( 2 ). Il ajoute : « Quant àla formation d’un bilan, à l’effet de s’assurer de l’exactitudedes livres, rien de pareil n’a été essayé , et il faut en convenir,avec toute la bonne volonté du monde, la chose n’est paspossible, tant que le système général actuel sera conservé (3),»
Il résulte -aussi de ces rapports, qu’il n’y a ni homogénéitédans la constitution et l’organisation des grandes administra-tions qui dirigent les dépenses publiques , ni uniformité dansla classification des affaires dans les diverses branches de cesadministrations. La couronne même, en usant de sa préroga-tive à l’égard de l’émission des fonds de l’Échiquier, n’observepas de règle uniforme. Quelquefois l’émission se fait sous l’au-torité du sceau privé, quelquefois par ordonnance ; quelquefoison émet toute la somme votée par le parlement, d'autrefois,une portion seulement ; c’est tantôt pour la période d’uneannée , tantôt pour tout un règne.
( 1 ) Page 88.
(2) Page 75.
(8) Ibid.