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langage ordinaire , dans lequel il n’est pas nécessaire d’em-ployer des abbréviations.
L’opinion de MM. Brooksbank et Beltz que l’expédition desaffaires, dans les administrations publiques, réclame un sys-tème différent de la tenue des livres en partie double, est for-mellement contredite par l’exemple de la Compagnie des IndesOrientales, ainsique des gouvernemens de France, de Hol-lande, de Prusse, des Villes Anséatiques, et, en fait, de tousles pays où les affaires publiques sont administrées dans l’in-térêt général. En France, le système de comptabilité com-merciale est en vigueur dans toutes les administrations publi-ques , et tous ceux qui ont pris connaissance de la compta-bilité de ce gouvernement, sont prêts à attester les immensesavantages de ce système.
L’ordonnance de 1822, titre !±, section 18, porte:
« Nos ministres établiront leur comptabilité respective d’a-près les mêmes principes, les mêmes procédés et les mêmesformes.
» A cet effet, il sera tenu dans chaque ministère un Jour -nal général et un Grand livre en parties doubles , dans lesquelsseront consignées sommairement et à leur date, toutes les opé-rations concernant la fixation des crédits, la liquidation desdépenses, l’ordonnance et le paiement.
» Ces mêmes opérations seront décrites en outre, et avecdétail, sur des livres auxiliaires , dont le nombre et la formeseront déterminés suivant la nature des services. »
Dans un chapitre précédent, nous avons dit que l’Echiquierdevait être organisé sur un nouveau plan , et que le bureaud’audition des comptes ( audit office ) réclamait des réformesétendues. Comme le but de ces administrations est d’établirun contrôle sur la couronne et sur les autres fonctionnairespublics , peut-être que ce qu’il y aurait de mieux à faire,serait de former un conseil de commissaires à vie, dont ledevoir consisterait à empêcher qu’aucune somme ne sortît del’Echiquier sans l’autorité du parlement, et à auditer les comp-tes publics,