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à quelle somme ils se montaient pour chacun d’eux. Cettesource d’émolumens est aujourd’hui supprimée.
La Monnaie. — L’établissement de la Monnaie coûte au pu-blic une somme annuelle de 32 , 45 o. Burke, dans son dis-cours sur la réforme économique, en 1780, proposa d’abolircette administration, et d’en charger la Banque, en retour del’usage qu’elle a de la balance des fonds publics remis entre sesmains (1). « La Monnaie, » dit-il, s est une manufacture etpas autre chose, et c’est sur le principe manufacturier qu’ilfaut l’exploiter, c’est-à-dire qu’il faut, par voie d’adjudication,soumise à certaines conditions et à des garanties convenables,obtenir l’exécution la plus parfaite au meilleur marché possi-ble {2). »
Une disposition récente, qui permet d’échanger l’or en barrecontre des souverains, sans être obligé, comme autrefois, d’at-tendre qu’il soit converti en espèces, a probablement créé pourle Trésor public, une large source de dépenses. Car, on n’ensaurait douter, cet arrangement va engager les possesseurs delingots à les échanger tous contre des espèces, qu’ils fondrontet exporteront toutes les fois que l’exportation des lingots don-nera un bénéfice , en sorte que le même or sera constammentet tour à tour converti en lingots et en espèces, selon les fluc-tuations du commerce de l’or, à l’importation et à l’exporta-tion ; et il en résultera une grande augmentation dans les fraisde monnayage. On ferait bien de revenir à l’ancien' système,consistant à donner aux espèces une valeur supérieure à l’or enbarre, valeur qui n’a rien d’arbitraire, mais qui résulte du dé-lai nécessaire à la conversion des lingots déposés à la Mon-naie. C’est le meilleur moyen d’assurer une quantité suffisanted’espèces, en imposant au Trésor le moins de frais possible.
Par une loi promulguée en Ecosse en 1686, le produit de cer-tains droits fut affecté aux dépenses d’une administration de la
(î^OEuvi'es de Burke , vol. lit, page 001.(2) Ibid. page 291.