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Monnaie dans ce pays. Ces dispositions ont été déclarées perpé-tuelles par une loi de la 9'année de George III, ehap. 25 ; etbien que toutes les monnaies ayant cours dans la Grande-Bre-tagne, soient frappées à Londres, l’établissement de la Mon-naie est conservé en Ecosse. En 1804, ses frais étaient de1.1,200. Le prétexte qui sert à justifier cette obligation imposéeaux contribuables, de faire les frais de ce reste de l’antique ju-risprudence de l’Ecosse, est une clause de l’acte d’union, por-tant que l’Ecosse conservera son administration de la Mon-naie (1).
Imprimerie Royale. Tous les actes du Parlement, proclama-tions, ordres en conseil, Nouveaux Testamens et livres deprières, ont depuis longlems- été imprimés par.privilège de lacouronne.
C’est ainsi qu’on a attribué un coûteux monopole à quelquesindividus à qui des prix privilégiés ont permis de réaliser d’é-n dîmes bénéfices,aux dépens du public et au détriment évidentdu commerce de l’imprimerie. Parmi tous les exemples de pro-digalité gouvernementale , il n’en existe peut-être pas d’aussimonstrueux que celui-là.
O11 a permis à l’imprimeur privilégié de faire payer les actesdu parlement, à raison de 5 sous la feuille, tandis que, d’aprèsle tarif commercial, moins de 2 sous la feuille aurait permisde réaliser un honnête bénéfice. Mais ce 11’est pas tout; bienqu’il n’y ait rien dans le privilège qui autorise le privilégié àvendre ce qu’il imprime, il n’en vend pas moins, à des prixexorbitants, des collections nombreuses des actes du parle-ment, aux hommes de lois, aux magistrats, aux compagnies età beaucoup d’autres personnes dans tout le pays ; ce droit qu’ons’est ainsi attribué de vendre aussi bien que d’imprimer, a faitréaliser des bénéfices considérables. Si on avait veillé convena-blement aux intérêts des contribuables, après avoir défrayé lesdépenses d’impression, la vente des actes du parlement auraitpermis de rentrer dans tous les frais.
(1) Histoire de l’Impôt, par John Sinclair, vol. III, page i sS.