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Le privilège accordé en 1779, a expiré en 1829; c’était l’oc-casion de mettre un terme à cet abus ; mais malgré la violationflagrante de tous les principes de commerce et d’économie ;bien que le comité des dépenses publiques, nommé par laChambre des communes de 1810, eût condamné le principedu privilège, et eût demandé que les deux branches de l’im-primerie et de la librairie fussent séparées ; bien qu’un autreComité, nommé en 1829, pour s’occuper des services divers del’Irlande, eût demandé l’abolition d’un privilège semblable enIrlande , le gouvernement, foulant aux pieds tant de raisonspuissantes qui s’opposaient au renouvellement du privilège,ne l’a pas moins renouvelé en faveur des mêmes individus,pour un intervalle de 3 o ans!!! Il est difficile de dire tout ledommage qui, d’une manière ou d’une antre, résulte pourle contribuable, de cette déviation des vrais principes. Leshommes placés à la tête des affaires, ignorant qu’ils sont desmatières qui leur sont soumises, et recourant trop rarementaux principes généraux pour éclairer leur jugement, sont sou-vent entraînés à des mesures qui causent aux intérêts publiesun dommage incalculable. On ne saurait douter que si leprivilège n’avait pas été renouvelé, et si ces attributions avaientété transférées au bureau de la papeterie (stationnary office), lescontribuables n’eussent bénéficié de toute la différence des pro-fits réalisés par les privilégiés.
Il doit certainement y avoir quelque, moyen de se débar-rasser de ce privilège ; dans le cas contraire, l’affaire est assezgrave pour que le parlement intervienne et l’abolisse par uneloi, attendri qu’il n’y a pas d’intérêt privé qui puisse justifierun dommage aussi grave, imposé aux contribuables.
Si l’on réunissait tout ce que le public paye à l’imprimeurprivilégié , pour les impressions des deux chambres, des ad-ministrations publiques et de l’rriande , la somme s’élèveraità bien près de 1 . i 5 o,ooo ; peut-être même à 1 . 200,000. Ajoutezque les impressions pour les deux chambres étant exécutéespar un procédé plus coûteux que la nécessité ne l’exige, onne saurait douter de l’avantage réel qu’il y aurait à révisercet établissement, et à l’organiser d’après des principes qui