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de répuisement de toutes les puissances de l’Europe, après ladernière guerre, et du déploiement imposant des forces mili-taires et navales de l’Angleterre , qui en a marqué le terme.Sien 1816, les dépenses du pied de paix avaient été régléesd’après les principes d’une sage économie, et en rapport avecles besoins réels de la nation, on aurait épargné une grandeportion des 180 millions.
Il est juste sans doute d’être toujours préparé à la guerre;cependant on ne doit pas oublier que plusieurs des motifsprédominants de guerre , ont disparu. La stérilité des triom-phes guerriers, et les avantages substantiels de la paix , ont étépleinement démontrés dans les 40 dernières années. Notre codelégislatif a été purgé des lois les plus hostiles au commerceétranger ; tous les peuples sentent la nécessité de chercher leurprospérité commerciale, concurremment avec celle de leurs voi-sins ; la découverte des sources véritables de la richesse a montrécombien il était insensé de prodiguer le sang et les trésorsdes peuples pour des possessions coloniales: et s’il est un pré-jugé universellement détruit, c’est celui qui consistait à at-tendre de la guerre des avantages nationaux.
Le Comité des finances, dans son second rapport, dit quel’un des objets qui ont principalement appelé son attention ,a été de fixer la quotité des forces militaires et navales , defaçon à ne pas excéder ce qui est rigoureusement nécessaireà la paix et à la sécurité de l’empire (1). Il ajoute « qu’il nefaut pas faire céder ce principe à de vaines appréhensions ; »que « comme l’armée et la marine sont les deux grandes sourcesde dépenses, ce n’est qu’en les maintenant dans de justes limi-tes qu’une économie de quelque importance est possible. « Ilajoute encore « qu’il est nécessaire d’examiner attentivementles raisonnemens et les allégations des individus qui , étant àmême, par leur position officielle de donner des reuseigne-mens sur ces matières, sont naturellement portés par cetteraison même , à donner à cette nécessité d’être prêt à tout
( 1 ) Second rapport, page 5,