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qüer les recettes coloniales à payer des traitemens excessifs, àconstruire des résidences pour les gouverneurs , à faire descanaux et des routes, en un mot, à améliorer de beaucoupd’autres manières, la valeur des propriétés des colons. Car ilrésulte de cet emploi donné aux recettes coloniales, qu’elles nepeuvent plus suffire pour défrayer les frais du gouvernementcivil des colonies, et que, pour payer ces dépenses locales, ilfaut que, chaque année, la Chambre des Communes vote dessommes considérables, prises sur les impôts anglais. En outre,le contrôle de la Trésorerie sur le département des colonies,doit être appliqué et pleinement établi. Chaque mois, un étatdes recettes et des dépenses de chacune de nos possessionsétrangères, devrait être soumis à la Trésorerie; le chancelierde l’Echiquier devrait, à chaque session, présenter à la Cham-bre des Communes, un budget colonial, et les dépenses colo-niales devraient être votées à part. Les administrations offi-cielles des colonies devraient être révisées et réduites au strictnécessaire. On devrait diminuer les traitemens exagérés, et nenommer que des fonctionnaires et des employés compétents. Ilfaudrait affranchir de toutes restrictions le commerce colonial,et exiger en retour que chaque colonie subvint aux frais de sapropre dépense.
Quant au commerce des colonies, tout ce qu’il faut, c’est demettre en pratique le principe qui a présidé à la promulgationdes lois coloniales de 1822 et 1825. Dans les discours dont lordGoderich et M. Huskisson ont accompagné la présentation deces lois, ils ont prouvé et établi l’utilité de la liberté commer-ciale , et la nécessité de mettre un terme au vieux monopolecolonial; en votant ces lois à l’unanimité, la législature britan-nique a solemnellement adopté ce principe, comme devant êtreà l’avenir la base du commerce colonial.
Mais l’essai qui en a été fait n’a pas rendu le commerce descolonies plus libre qu’il ne l’était auparavant. Voilà le langageque faisait entendre récemment encore l’assemblée coloniale dela Jamaïque. « Par le système colonial établi par l’Angleterredans l’intérêt de son agrandissement, il n’est employé dansnotre commerce que des vaisseaux et des marins anglais; nous