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ne pouvons acheter aucun article de production où de fabri-que étrangère, s’il n’a été importé par la mère-patrie, qui, enfournissant seule nos marchés, obtient ainsi tous les avan-tages du commerce de transport ; et de doubles frêts viennentencore ajouter aux charges qui pèsent sur les colonies. En vertudu même système, nos produits sont envoyés sur navires bri-tanniques, aux marchés de la mère patrie. «La vérité, c’est quele principe de liberté commerciale, qui a servi de base à la loide 1825, est demeuré complètement inefficace, en conséquencedes articles de cette loi, qui établissent des droits sur les mar-chandises étrangères, conformément à la déclaration faite parM. Huskisson devant la chambre, « que l’importation des pro-duits étrangers serait soumise à des droits modérés, qui suffi-raient cependant à assurer une protection efficace aux produitsbritanniques de la même nature. » Les droits fixés par la loisont si élevés que l’Angleterre continue à jouir comme autre-fois , des avantages que lui confère le privilège d’alimenter ex-clusivement les colonies de ses produits. L’impossibilité préditeen 1825, d’établir la liberté du commerce des colonies, et deprotéger en même tems les manufactures britanniques, s’estréalisée; il est évident maintenant que ces deux choses sontinconciliables, et qu’il faut choisir entre ces deux alternatives,entre la liberté absolue, ou la prohibition absolue.
Une chose est aujourd’hui à faire, afin de servir d’une ma-nière certaine et efficace, les intérêts des colonies et du publicanglais, c’est d’amender la loi de J825, de manière à la dé-barrasser de toutes les restrictions du vieux système, et à enfaire, selon le vœu formel manifesté par la législature, une loiqui assure complètement la liberté du commerce des colonies ,et qui détruise, une fois pour toutes, le monopole colonial.
La restriction principale est relative aux droits mis sur lesmarchandises étrangères; il faut les réduire, de manière à ytrouver non une protection pour les fabriques britanniques,mais unesource de recettes pour le Trésor. Comme les coloniesne forment qu’une faible portion des débouchés des marchan-dises britanniques, c’est à peine si on s’apercevrait en Angle-terre de l’admission aux colonies de la concurrence étrangère.