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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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Ce serait donc commettre Une manifeste exagération que dedire que le manufacturier britannique serait lésé par la suppres-sion de toute restriction au commerce des colonies avec l’étran-ger.

Dans îes états de l’Amérique du Nord et du Süd, où le com-merce est libre avec toutes les nations, la grande masse des impor-tations vient de la Grande Bretagne, parce que les marchandisesanglaises sont à meilleur marché que les autres; cette mêmerai-son continuerait d’assurer aux produits britanniques la partprincipale dans les marchés des colonies, après l’éloignementde toute protection.

Les intérêts des planteurs des Indes Occidentales sont grave-ment lésés de diverses manières, par nos lois actuelles sur la na-vigation. Un navire étranger ne peut introduire dans les colo-nies que des produits du pays auquel il appartient. Cette res-triction ne peut manquer d’avoir des effets funestes, et doit, enconséquence, être abolie. Il est absurde de croire que de pa-reilles dispositions puissent produire quelque avantage à lamarine britannique. Leur abolition placerait les colonies sur lemèmè pied que les Indes Orientales. Lord Goderich disait, enprésentant la loi de 182a à la Chambre des Communes : « Sinous jetons les yeux sur les possessions anglaises dans l’Hémi-sphère Oriental, nous verrons que le système des restrictions ya été entièrement et systématiquement abandonné. Jamais lesrestrictions spéciales de nos lois dé navigation n’ont pesé sur lesterritoires de la Compagnie des Indes; et qui dira, » ajoutaitSa Seigneurie, « que les intérêts du commerce ou de la navi-gation en ont souffert? Ou plutôt, qui pourra nier que ces in-térêts n’aient été favorisés par la liberté dont ils ont joui (i)? »M, Marryat disait, en parlant sur le même sujet : « Tous lesnavires, de quelques pavillons qu’ils se couvrent, de quelquepoint du globe qu’ils viennent, ont un libre accès dans les portsde l’Inde britannique. Ils peuvent librement y apporter leursmarchandises, et en prendre d’autres en retour. Ils peuvent

(ij Débats parlementaires , vol, VI, page 1416.

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