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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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celte mesure leur procurerait des avantages incalculables.

Si l’on adoptait toutes les mesures que nous venons de pro-poser . le principe de la loi de 1825 se trouverait en pleineapplication. Rien n’empêcherait plus les colons d’employer leurtalent, leur industrie, leurs capitaux, de la manière qui leurparaîtrait la plus avantageuse : au lieu de tourner leurs regardsvers legouvernementetles chambres, pour en obtenir le soulage-ment de leur détresse, ils trouveraient l’occasion de réaliser d’hon-nêtes bénéfices dans leur industrie actuelle, eu déplaceraientleurs capitaux, pour leur donner un emploi plus profitable.

Mais le bienfait de ces mesures, ne se ferait pas sentir auxcolons seulement; il s’étendrait de diverses manières à tout lepublic. D’abord, en accordant aux colonies, une liberté com-merciale absolue, on abandonnerait cette partie du vieux mo-nopole colonial qui assure à l’Angleterre le privilège exclusifd’approvisionner les colonies de ses produits; ce serait un motifpour enlever aux colonies le privilège de fournir exclusivementle royaume Uni de sucre et d’autres produits. Tant que l'An-gleterre obligera les colonies, de se pourvoir à ses marchés, ellesauront le droit d’exiger qu’en retour elles fournissent exclusi-vement l’Angleterre de produits coloniaux; mais quand nousles aurons affranchies de toute entrave vexatoire, et que nousleur aurons permis de s’approvisionner où elles voudront, ellesne seront plus admises à réclamer le monopole du marchébritannique. Quand les marchands et les manufacturiers anglaisseront privés du monopole du marché colonial, ce sera pournous un devoir envers le public, d’ôteraux colons le monopoledu marché britannique.

Les plus habiles défenseurs du monopole, ont toujours avouéqu’on ne peut le maintenir que dans son ensemble intégral;que les deux parties constitutives du monopole doivent coexisterou tomber ensemble; « Le Royaume Uni, » dit lord Sheffield,« a autant de droit au monopole du marché des Indes-Occiden-tales, que celles-ci au monopole du marché du Royaume Uni;et si jamais le premier de ces monopoles est abandonné, ceserait le comble de l’absurde, de ne pas ouvrir les ports bri-