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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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tanniques à l’importation île tous les sucres bruts de l’é-tranger (i). »

La liberté absolue du commerce colonial, procurerait encoreau public un important avantage, ce serait d’obliger les coloniesà faire les frais des armées et des flottes employées à leur défense.Voici ce que dit à ce sujet, un des témoins interrogés par lecomité des finances, un homme dont le témoignage acquiertpar le poste élevé qu’il occupe, une grave autorité en cettematière. « On a essayé, dit-il, « d’engager les Indes-Occiden-tales à contribuer à leurs dépenses gouvernementales, tant civilesque militaires; toujours leur réponse a été que les arrangemenscommerciaux pris à leur égard parla mère-patrie, leur ôtaientla possibilité de le faire : « Si vous voulez, » ont-elles dit, «nouslaisser commercer comme nous l’entendons, et percevoir nous-mêmes, nos droits de douanes, nous ne demandons pas mieuxque de faire ce que vous nous proposez (2). »

Cette disposition des colonies a contribuer, à ces conditions,aux frais de leur défense, est attestée par tous ceux qui ont desintérêts coloniaux. La législature a donc à sa disposition, lesmoyens défaire une économie considérable, dans nos dépensesactuelles; et pour cela, elle n’a qu’à exécuter, ce qui avait étédéclaré en principe par la loi de 1825, c'est-à-dire, établir sin-cèrement et véritablement la liberté du commerce colonial.

Si le projet de loi pésenté parla dernière administration, pouraugmenter les droits actuels sur les provisions et les bois decharpente importés aux Indes-Occidentales, est converti en loi

(1) Revue d’Edimbourg, vol. XL 1 I , page Soi.

Le député d’une ville, la troisième en importance , pour son com-merce avec les Indes Occidentales, s’exprimait ainsi sur celle matière,clans 1 » session de 1829 : « Qu’on ouvre aux nations étrangères , le coin -merce des Indes Occidentales, en payant un droit de 5 pour 100 surtous les articles d’importation, et alors, mais seulement alors, nousconsentirons à ce qu'on réduise le droit protecteur imposé sur le sucredes Indes Orientales et sur les sucres étrangers. « ( Discours de M, Brigul,à la Chambre des communes, séaucc du 2 5 mai 1829. )

(2) Déposition de lord Palmerston , page 1 ^6