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définitive, ce sera un nouvel obtacle mis à la réforme coloniale.Ce projet de loi montre que si les derniers ministres étaientencore au pouvoir, la détresse des planteurs, et les charges sup-portées par les contribuables, à l’occasion des colonies, auraientContinué de rester ce qu’elles sont aujourd’hui. Les nouveauxministres feront voir par l’adoption ou l’abandon de cette mesurejusqu’à quel point ils sont plus capables que leurs prédécesseursde diriger avec sagesse, les affaires financières et commercialesdes colonies.
Un autre avantage important que procurera l’abolition com-plet te du vieux monopole, ce sera d’éloigner les obstacles quiempêchent qu’on ne se forme une opinion juste sur les avan-tages ou les désavantages des colonies. Celte question a tou-jours été embrouillée par l’opinion générale où l’on était que lemonopole produisait des profits considérables. Cette opinion atoujours été considérée comme tellement incontestable, quel’utilité des colonies a été réputée en dehors de toute discussion;et on ne s’est pas donné la peine de prouver cette utilité par desfaits. Si la chose eût été convenablement examinée, on se seraitconvaincu que le monopole n’a été profitable ni aux colonies niau public britannique ; on aurait vu également que la possessiondes colonies ne procure aucun avantage que nepuissent donnerà un degré égal, les relations commerciales avec des étatsindépendants.
Des colonies ne peuvent être utiles que de trois manières :1° En fournissant des forces militaires; 3° En augmentant lerevenu public de la mère-patrie ; 3“En procurant des avantagescommerciaux.
I. Au lieu de nous fournir des forces militaires, les coloniesépuisent les nôtres, particulièrement en tenis de guerre, oùleur défense occupe une grande portion de nos armées et de nosflottes. Dans la dernière guerre, lorsque Boulogne et Brestmenaçaient d’une invasion nos propres rivages, nos moyens dedéfense étaient grandement restreints par l’obligation où nousnous trouvions, d’entretenir dans les colonies une force militaireçt navale imposante.
II. Quant à raçcrojssement du revenu public, nous avons