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déclaré par une loi de la 18 e année de Georges III, que nous11e percevrions dans les colonies, d’impôts ni de droits que pourleur usage.
III. Quant aux avantages commerciaux, si le commercecolonial était entièrement libre, nos rapports commerciauxseraient avec nos colonies, ce qu’ils sont avec des états indépen-dants; et en conséquence tous les avantages que nous en re-tirerions, se réduiraient à deux questions : i" Notre commerceavec elles, nous est-il plus profitable, qu’avec des états in-dépendants ? 2° Les capitaux que nous employons dans ccscolonies rapportent-ils plus, que s’ils étaient employés dans leRoyaume Uni ?
La première question est facile à résoudre, parce que là oùl’emploi des capitaux est libre, les profils nets que cet emploipourra produire dans le commerce avec des pays indépendants,seront toujours aussi grands, que si les capitaux étaient em-ployés dans le commerce colonial. Nons en trouvons la preuvedans notre commerce avec les États-Unis.
Quant à la seconde question, il est nécessaire de se rendreraison des opérations des capitaux appliqués aux colonies, ouà la mère-patrie. Aux Indes-Occidentales, les capitaux nour-rissent et habillent l’esclave; ils paient des agens, des commis,et des explorateurs britanniques; ils occupent des navires etdes marins; et bien que les profits bruts paraissent énormes,dans les tems favorables, si l’on fait entrer en ligne de comptetoutes les charges, tous les risques, et l’effet delà concurrence,on trouvera qu’en définitive, les profits nets ne dépassent pasde beaucoup ce qu’ils seraient si les capitaux eussent été em-ployés dans la mère-patrie.
Des capitaux employés dans le Royaume-Uni, et appliquéspar exemple aux manufactures, servent à payer des salaires àdes ouvriers anglais, au lieu de vêtir et de nourrir des esclaves;ils emploient des agens, des commis, des exploitâteurs; ils oc-cupent des navires et des marins au transport des matières pre-mières, et à l’exportation des articles fabriqués; et par les.raisons déjà données, les profits nets qu’ils rapportent sont toutaussi élevés que ceux des capitaux employés aux colonies. Les re-