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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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Les seules conditions auxquelles il peut être sage cl politiquepour nous de conserver des possessions coloniales, c’est que lenombre en soit de beaucoup réduit, et que celles que nousgarderons fassent elles-mêmes tous les frais de leur adminis-tration et de leur défense. Même à ces conditions, il n’en ré-sultera aucun avantage pour le public, maintenant ou à uneépoque quelconque', à moins que les planteurs ne prospèrent etn’accroissent la somme de leurs richesses, et n’ajoutent ainsi àla masse de la fortune publique. C’est dans la vue d’arriver à cerésultat que le public est particulièrement intéressé à fairejouir pleinement les colonies de ce système parfait de libertécommerciale dont la sagesse et l’opportunité sont démontréespar le besoin d’économie et de réforme qu’éprouvent lescolonies.

Chalmers, parlant de la paix de ir63, dit: « Ce qu’ily avait à objecter à ce traité de paix, ce n’était pas quenous eussions gardé trop peu, mais bien que nous eussionsgardé trop; entre autres , le Canada, la Louisiane , les Florides,Grenade, Tobago, Saint-Tincent, la Dominique et le Sénégal. »Il ajoute : « Des milliers de capitaux productifs furent enlevésà l’agriculture, aux manufactures et au commerce-de la GrandeBretagne, pour être appliqués à la culture des îles cédées dansl’autre hémisphère. Les travaux se ralentissaient dans la mère-patrie , la circulation diminuait à mesure que les capitaux s’é-loignaient , que l’industrie s’affaiblissait, et que l’ardeur indus-trielle se portait vers des objets moins utiles (i). »

Lorsque les conditions du dernier traité de paix ont été ré-glées, on a eu grand tort de garder un si grand nombre decolonies conquises. La culture de la Trinidad, Demérary, Es-sequibo et Tobago, n’était que bien peu avancée ; elle exi-geait le transfert de capitaux considérables, et le Trésor nepouvait en retirer que peu de choses ou même rien.

A la fin de la guerre, la Compagnie des Indes-Orientalesdésirait beaucoup qu’on lui cédât l’île de Ceylau, et il n’est pastrop tard pour la lui donner; mais comme depuis la guerre, on

(ï) Budget, pages 142 , 1 43 •