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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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a dépensé des sommes considérables pour augmenter sa valeur,la Compagnie devrait en rembourser une partie en entrant enpossession de cette île.

Comme le Cap-de-Bonne-Espérance et l’île Maurice ne sontd’aucune utilité, si ce n’est pour la défense des possessions dela Compagnie des Indes, la Compagnie devrait faire seule tousles frais de leur protection militaire ; et on profitera sans doutepour prendre des arrangemens qui assurent ces divers objets ,de l’occasion que va bientôt offrir l’expiration de la charte dela Compagnie.

Lors de la paix de 1814, le Gouvernement anglais désiraitque l’Autriche eût les îles Ionniennes; mais la France nevoulut pas consentir à cet arrangement, et en conséquence,le traité de novembre i8i5 les plaça sous la protection exclu-sive de la Grande Bretagne.

En 1828, les garnisons de ces îles se composaient de 4>ooohommes, avec un état-major nombreux et à traitemensénormes- Aucune profusion n’a été épargnée dans la créationdes emplois civils démesurément rémunérés. Le revenu publicde ces îles, perçu par un système vicieux d’impôts, se monte àenviron 1. 140,000 ; mais au lieu d’en appliquer le produit aupaiement des troupes et aux dépenses du gouvernement civil,comme on en était convenu quand l’Angleterre prit ces îlessous sa protection, on l’a gaspillé en traitemens et en millesortes de dépenses locales que le lord président et le secré-raire d’état des colonies ont cm devoir autoriser, sans endonner communication préalable à la Trésorerie, ainsi qu’ilappert de la lettre du secrétaire de la Trésorerie dont nousavons eu précédemment occasion de parler.

Comme il y a maintenant en Grèce un gouvernement re-connu, pourquoi ce pays continuerait-il de se charger de cesîles ? On ne peut alléguer aucune raison d’intérêt public pourprouver qu’elles nous présentent quelque avantage. Si l’on neprofite pas de l’occasion qui s’offre de délivrer le pays desdépenses qu’occasionent ces îles, on prouvera que, pour ladirection de nos affaires financières, on continue à se laisserguider par des individus intéressés et par leurs représenta-