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lions fallacieuses des prétendus intérêts du pays, et non parune intelligence véritable de ce que ces intérêt i exigent.
On ferait bien d’abandonner l’établissement de Sierra-Leone, et les postes militaires sur la côte occidentale del’Afrique. Le public ne retire aucun avantage de ces posses-sions sous le point de vue militaire ou commercial ; et quantà la traite des noirs, elles sont, pour la reprimer, d’une utilitétellement problématique, que ce motif ne saurait justifier lessacrifices d’argent et d’hommes qu’elles occasionent.
Pour le Canada, y compris nos autres possessions sur le con-tinent de l’Amérique Septentrionale, on n’a point prouvé quenous n’aurions pas tous les avantages commerciaux dont onsuppose que nous jouissons à présent, si le Canada était con-stitué en état indépendant. Cette mesure ne nuirait ni à nosmanufactures, ni à notre commerce étranger, ni à notre ma-rine marchande. D’autre part, voyons ce que le Canada a faitperdre à la nation. On y a déjà dépensé 5o ou 60 millions sler-lings. Les dépenses annuelles du Trésor britannique pour cettecolonie, s’élèvent à plus de I. 600,000; et le second Comité desfinances nous apprend qu’un plan, pour fortifier le Canada,s’exécute depuis deux ou trois ans, lequel doit coûter 1. 5,000,000.
Tandis que la condition des colonies anglaises des Indes Oc-cidentales n’est, depuis longtems, qu’une détresse continue,tandis que les frais de leur gouvernement civil et de leur dé-fense, imposent un intolérable fardeau auxfinances de la mère-patrie, la colonie espagnole de Cuba, placée sous une directionplus heureuse, dont la liberté commerciale est la base, s’élèveflorissante, et fournit même à l’Espagne des ressources finan-cières. On s’en convaincra par l’extrait suivant d’une descrip-tion récente de cette colonie, dans la notice politique et statis--tique sur Cuba, par Humbold. 0 Heureusement le systèmelibéral du commerce de Cuba a fourni les moyens d’aider plusefficacement la mère-patrie. La Havanne est aujourd’hui ran-gée parmi les premières places commerciales du monde. U»grand nombre de petits propriétaires cultivent aujourd’hui leurspropriétés sans l’aide des esclaves. Des hommes ainsi habituésau climat, parmi lesquels beaucoup sont nés dans le pays, for-