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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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Et si les impôts qui servent à payer ces dividendes, ne portaientpas sur les matières premières de l’industrie , des manufacturesou sur les subsistances, le dommage principal qu’ils causeraient,proviendrait des frais et des vexations qui accompagnent leurperception.

Toutefois comme une grande portion des impôts est de cettenature, c’est à juste titre que la dette est considérée comme unpesant fardeau pour le pays.

Si l’on ne considérait que la facilité que présente le systèmedes emprunts pour se procurer de l’argent, nul doute que cesystème ne fût le meilleur. Mais il est d’autres considérationsqu’il ne faut pas oublier. Ceux qui entreprennent la défense dece système, ne paraissent pas l’avoirconsidéré sous toutes ses faces.Leurs observations cependant devraient-le suivre jusque dans seseffets les plus éloignés, et s’assurer de son influence permanenteet définitive. Notre situation actuelle telle que l’ont faite les im-pôts énormes nécessaires au paiement de la dette, doit mettrehors de toute discussion le caractère destructif et funeste de cesystème ; car il est certain que nous sommes moins capables quenous ne devrions l’être, de résister aux attaques qui pourraientêtre dirigées contre notre liberté et notre indépendance , ainsique d’intervenir efficacement pour la défense des libertés desautres (1).

D’un autre côté, le public tire quelque avantage de la dette,car elle sert à favoriser l’accumulation des capitaux, en procu-rant facilement, et à peu de frais, l’occasion de placer de l’argentdans les fonds publics , avec la certitude d’en recevoir l’intérêtà jour fixe , et la faculté de recouvrer au besoin le principal ;mais la quatrième ou la cinquième partie de notre dette seraitsuffisante pour obtenir ce résultat (2).

(1) Richesse des nations, vol. IV, page 56 i, etc.

(2) On faciliterait beaucoup les progrès de l’accumulation des capitauxpar le moyen de La dette, en donnant, à l’exemple de la France, lesmoyens d’acheter des rentes sur l’État, dans l’intérieur du Royaume-Uni- « En 1819, on ouvrit dans les départemens des grands livresauxiliaires, appelés petits grands livres , qui, familiarisant le peuple avec