CHAPITRE XX.
MOYEKS »E FAIRE FACE AUX G TEP.il ES A VEHIR.
Nous avons vu quel est le montant de la dette, ou plutôt desimpôts qui en paient l’intérêt; nous avons vu aussi quelles con-séquences auraient de nouveaux emprunts : la seule conclusionque nous puissions tirer de ces faits , c’est qu’il y va de la sécu-rité et de la stabilité de l’empire britannique, que les financessoient administrées de manière que toutes les dépenses desguerres à venir, soient défrayées par des impôts sur les re-venus.
A cet effet, la première mesure à adopter, est de réduire le piedde paix ; car si l’on réduit les dépenses de trois ou quatre mil-lions, ou même plus, ce seront autant de millions épargnés auxcontribuables , et qu’ils pourront consacrer aux frais de laguerre.
Quant à la possibilité de pourvoir aux dépenses de la guerre ,par des impôts sur les revenus , si les réformes que nous avonsproposées eu fait d’impôts et de réductions , étaient seulementadoptées en partie, nul doute que le pays ne fût à même depayer, dans l’année , tous les frais d’une guerre conduite avecl’économie convenable.
Les dépenses énormes faites pendant la paix, pour l’armée,la marine et l’artillerie , le grand complet auquel ces dépensesont permis de porter tous les services, nous permettraient decommencer la guerre , sans une grande dépense additionnelle.
Aujourd’hui on dépense annuellement pour l’armée, la ma-rine et l’artillerie, unesomme de 1. 16,000,000, dont 11,000,000se composent de dépenses effectives.