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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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En jetant les yeux sur les frais annuels de la dernière guerre ,nous trouvons qu’en 1798 , à une époque où nos flottes et nosarmées étaient nombreuses et employées activement, les dépen-ses de la guerre s’élevaient à 1 . 23 ,000,000. En supposant doncqu’une nouvelle guerre exigeât une dépense annuelle de 1.3o,000,000, ce seraient 1. 19,000,000 à ajouter aux 1. 11,000,000dépensées aujourd’hui.

Comme l’impôt sur les propriétés , et la moitié des contribu-tions directes qu’on a supprimées, rendaient un revenu de 1.18,000,000, s’il ne fallait ajouter à notre dépense actuelle qu'unesomme de 1.19,000,000, onia prélèverait facilement; car un impôtde dix pour cent mis sur les propriétés, dans tout le Royaume-Uni, produirait aujourd’hui beaucoup plus qu’en i 8 i 5 , en con-séquence de l’accroissement qui a eu lieu dans la richesse natio-nale depuis cette épeque , malgré la réduction qu’ont éprouvéeles fermages,

Si un impôt de 10 pour 100 sur les revenus, ne produisaitpas des recettes suffisantes pour défrayer toutes les dépenses dela guerre, il vaudrait beaucoup mieux l’élever à 12 ou m ême ài 5 pour 100, que de recourir à de nouveaux impôts, ou auxénormes contributions directes, levées pendant la dernièreguerre ; car ces mesures entraveraient l’industrie et le commerce,beaucoup plus que ne le ferait un impôt mis sur lesrevenus.

Comme un impôt sur les revenus, pèserait principalement surles fermages, les dîmes, l’intérêt de l’argent et les dividendes,le revenu considérable que produirait sa perception, ne porteraitaucun choc à l’industrie; il ne causerait aucune interruptionaux opérations utiles des manufactures et du commerce; il nediminuerait pas la somme des capitaux qui y sont employés, niles salaires des ouvriers; il n’aménerait aucune élévation dansles prix , et par conséquent n’occasionerait aucune diminutionnotable dans la consommation. C’est véritablement à tort quequelques personnes soutiennent que l’établissement d’un impôtélevé sur les revenus, produirait une énorme perturbation dansl’industrie, et causerait au pays des embarras plus gravesque ne feraient les emprunts. L’impôt élevé mis sur les re-

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