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venus en 1798, n’a causé au pays, ni embarras, ni pertur-bation.
Mais afin de mettre à exécution avec quelque chance desuccès, un plan qui, une nouvelle guerre advenant, nous épar-gnerait la nécessité de recourir aux emprunts, quelques prépa-ratifs sont indispensables, tandis que nous sommes en paix : ilfaudrait commencer par établir comme nous l’avons déjà proposé,un impôt modéré sur les revenus.
Cette première base établie, à la première année de guerre,on augmenterait l’impôt de tant pour cent, pour en obtenirtoutes les ressources nécessaires. Car, si rien n’est préparé, quandla guerre arrivera, tout sera dans la plus grande confusion, et laperturbation se mëttra dans toutes les affaires financières. Onn’aura pas le tems de délibérer ; tout se fera à la hâte. On adopteratous les expédiens par lesquels on croira pouvoir triompher desdifficultés du moment; et comme, pour lever des subsides, ontrouvera que la voie des emprunts a le mérite d’ôter à la guerreses principales rigueurs, ce sera probablement, dans de tellesoccurences, le moyen qu’on adoptera.
Il est encore une autre mesure indispensable pour se préparer àconduire les finances, pendant la guerre, sans le secours desemprunts, c’est de se débarrasser d’unegrande partie de la detteflottante.
Les bons de l’Échiquier sont émis jusqu’à concurrence de lasomme de 1. a5,000,000.
Le seul avantage qui résulte pour l’Etat, d’avoir une quantitési forte de sa dette en bons de l’Échiquier, consiste en ce quel’intérêt en est moins élevé qu’il ne le serait pour la mêmesomme convertie en rentes sur l’Etat. Mais à cet avantage on peutopposer les inconvéniens suivants :
I. Toutes les fois que le crédit public ou commercial éprouveune secousse, les bons de l’Échiquier viennent à l’escompte,et on peut les donner au gouvernement en paiement del’impôt ou en acquittement d’autres obligations, justement àl’époque où les recettes du Trésor sont menacées d’un déficitprobable. Dans la semaine finissant au 4 septembre i85o, la