Buch 
De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
Entstehung
Seite
243
JPEG-Download
 

- 243 —

prime tomba de 70 schellings à 5 o schellings ; et en décembrei 83 o, elle était de 17 scbellings à 19 schellings.

II. Au commencement d’une guerre , l’existence d’une detle vflottante trop considérable, priverait le gouvernement del’avantage de pouvoir obtenir de l’argent sur des bons del’Échiquier, en attendant les produits des impôts sur lesrevenus ; ou, dans le cas où un emprunt serait indispen-sable , le gouvernement se verrait enlever la seule ressourcequ’il puisse opposer aux prétentions des contracteurs liguéscontre lui.

III. Comme c’est surtout dans ses rapports avec la banqued’Ang’eferre, que] le gouvernement dispose des bons del’Echiquier, il en résulte qu’ils occupent une grande partiedes capitaux de la banque, qui seraient beaucoup mieuxemployés en escomptes, tenus à la disposition de la banque,de manière à l’aider à faire face à ces demandes subites etgénérales de paiement auxquelles elle est quelquefois exposée.Aussi longtems que cet inconvénient subsistera, le numé-raire n’est point fixe et assuré, et rien ne garantit le publiccontre le retour de la suspension des paiemens en espèces.

Par toutes ces raisons, ce que l’on perdrait en intérêt,si l’on consolidait la plus grande partie de la dette flottante,on le regagnerait en s'affranchissant des inconvéniens que cettedette entraîne après elle, et qui infligent au pays des pertestout autrement considérables.

.L’expérience de ce qui s’est passé, pendant la dernière guerre,pour les emprunts et les impôts sur les revenus, offre lesmotifs les plus déterminants pour engager le parlement à sedécider, en cas d’une nouvelle guerre, à pousse* le principe del’impôt sur les revenus jusqu’à ses dernières limites, plutôt quede recourir aux emprunts.

Les comptes de la Trésorerie, ( 1 ) mis sous les yeux du Comitédes finances, contiennent des faits qui peuvent justifier cettedétermination. On voit dans ces comptes, à la colonnen a 5 , quelle a été chaque année, de 1792 à 1816, la'dépense

(1) Voir Ahli. n. t\.