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CHAP1TE XXI.
EMPKUKTS AC CAPITAL NOMINAL.
Les emprunts antérieurs à 1793, ont été obtenus pour laplupart sur la création de fonds d’une valeur égale à celle dessommes prêtées, avec l’addition quelquefois de légères bonifi-cations provenant des bénéfices des loteries ou de petites rentesà terme (i); mais en 1793, JVI. Pitt introduisit deux innova-tions dans le mode des emprunts, consistant : 1“ à emprunterau capital nominal; 3 ° à recevoir les soumissions des contrac-teurs. Depuis cette époque, presque tous les emprunts ont étéfaits en rentes trois pour cent. Ces innovations ont été extrê-mement dommageables, en ce qu’elles ont été un obstacle àce que les contribuables profitassent de la réduction de l’in-térêt de l’argent, pour diminuer le fardeau de la dette na-tionale.
Si le devoir d’un ministre des finances était de contracterdes emprunts à l’intérêt le plus bas auquel il soit possible d’ob-tenir de l’argent, il aurait raison d’emprunter en rentes troispour cent, ou même à un taux plus bas encore. Mais il estd’autres circonstances d’une grave importance qu’il ne faut pasmettre en oubli; car l’expérience démontre que, quelque avan-tage qu’il y ait à emprunter au taux le plus bas qu’il soit pos-sible d’obtenir au moment où l’emprunt est contracté, cetavantage est très-loin de compenser l’inconvénient de ne pou-voir, en tems de paix, rembourser le capital, quand létaux del’intérêt viendra à baisser. Il est alors évident que ce qu’on a
( 1 ) Docteur Hamilton , page 245 , troisième édition.