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se faire un revenu de l’intérêt qu’on lui assure de cette manière.Quand ces quatre circonstances se rencontrent, un empruntest chose naturelle et faisable, parce que chacune des parties•contractantes y trouve son avantage.
Quand c’est le gouvernement qui emprunte , comme la ques-tion de solvabilité est toute décidée, comme la garantie donnéepour l’emprunt peut à tout moment être convertie en numé-raire , et comme le taux de l’intérêt dépasse toujours de quelquepeu le taux du cours, loin que le gouvernement soit forcé d’em-prunter dans telle rente plutôt que dans telle autre, il doit êtrelibre de prendre les arrangemens qui lui conviennent le mieuxpour réaliser ce qui est le but réel, non des contracteurs, maisdes prêteurs, c’est - à - dire l’obtention d’un intérêt suffisant etassuré de leur argent.
Quelque évident que tout cela soit, il n’en est pas moins vraique, par une raison ou par une autre , les contracteurs ontréussi à faire effectuer presque tous les emprunts modernes , enrentes 5 pour 100. La raison qu’en donnent les personnes qui ontl’expérience de ces matières , c’est que le public préfère prêteren rentes à intérêts peu élevés, et que les contracteurs sont tenusde se conformer en cela au goût du'public; mais cette assertionn’est pas vraie. Les contracteurs, en faisant un emprunt, sontguidés par leur intérêt particulier, et non par les goûts ou l’inté-rêt des souscripteurs qu’ils représentent, et on verra , en appro-fondissant la matière, que les entraves dans lesquelles le gouver-nement a été placé, ont été créées par l’innovation introduitepar M. Pitt en 1793, époque à laquelle on traita pour la premièrefois avec des contracteurs. ,
Avant 1793, c’était par des souscriptions publiques àla banqued’Angleterre , que s’effectuaient les emprunts. Le gouvernementproposait les conditions que l’on arrangeait de manière à offriraux souscripteurs un intérêt de quelque peu supérieur à l’intérêtdu cours, et généralement la souscription était couverte en peude tems.
G’est en 1793 que M. Pitt introduisit le système qu’on a tou-jours suivi depuis ; dès lors le chancelier de l’Échiquier fixa lesrenies dans lesquelles l’emprunt serait créé , et annonça publi-