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d’Amérique, tous les emprunts aient été contractés au capitalréel, le taux de l’intérêt a rarement excédé celui du cours.
Les emprunts effectués pendant la guerre de sept ans se sontélevés à la somme de 1. 53,000,000 pour laquelle il a été créé desrentes au capital de 1. 54,23o,ooo (1). Les emprunts effectuéspendant la guerre d’Amérique se sont élevés à la somme de 1.91,760,842 , et le capital des rentes émises à 1. 115,267,993 (2).
L’histoire des finances de ce pays depuis 1793 nous présented’énormes pertes occasionées par une administration erronée.On a gaspillé bien des millions par les moyens suivants : 1° Parla caisse d’amortissement de M. Pitt ; 2 0 par des emprunts con-tractés au capital nominal ; 3° par l’emprunt en rentes perpé-tuelles (Dead weight loan) ; 4° P ar l es conditions défavorables ,adoptées pour la conversion des bons de l’Échiquier en rentessur l’État ; 5° par le système des rentes viagères. Nul pays n’a ex-pié plus chèrement l’ignorance de ses législateurs en matièred’économie politique ; car c’est à l’ignorance seule , et non àdes motifs coupables, que doit être attribuée cette perte immenseinfligée à la fortune publique. Heureusement qu’en dépit de tousles efforts intéressés de l’ignoranpe et des préjugés pour décriercette science, le bon sens la propage de jour en jour ; et c’est de laréforme pratique qu’amèneront ses progrès, que les finances et lecommerce doivent attendre la réduction des charges qui les ac-cablent et des obstacles qui les entravent. „ .
(1) Docteur Hamilton, page 169, première édition.
(2) Page 246 , troisième édition.