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concurrence avec les branches semblables de commerce et de manufac-tures anglaises.
On mettrait sur ces articles un droit de 10 pour cent. Dans celte der-nière classe seraient compris les colons fdés, au dessus du 11“ 180; plu-sieurs espèces d'étoffes de laine grossière, et un grand nombre d’articlesde peu d'importance. Mais leur valeur amènerait dans le commerce desdeux pays , un développement étendu et proûtable.
Dans une matière aussi difficile que celle qui existe à déterminer cequ’il faut faire pour veiller aux intérêts publics, quand ces intérêts sonten opposition avec ceux des individus engagés dans les industries etles manufactures protégées, il est presque impossible de conciliercomplètement ces deux objets.
Mais il y a tout lieu d’espérer qu’un examen attentif des arrangemensque nous avons proposés, contribuera puissamment, si on les adopte, àrapprocher de ce but.
C’est aux faits et à l’expérience à démontrer l’opportunité de ces pro-positions. C’est à eux de montrer si l’on s’esl trompé dans l’appréciation dece qu’il y a de mieux à faire dans l’intérêt général.
Que ceux là qui soutiennent encore futilité de laisser les affaires decommerce, sous la garde de la législation, disent quelles raisons ilspeuvent avancer à l’appui de leur opinion ; mais que ces raisons soientfondées sur les faits et l’expérience. Que la question soit traitée selon lemode rationnel auxquel les autres sciences ont dû leur progrès.
En la débarrassant des opinions , des préjugés , et des doctrines empi-riques , en ne lui donnant pour base qu’une logique rationnelle , on seconvaincra que les économistes auxquels nous devons les règles qui nousont servi à établir ces bases d’un tarif national ont suivi la même marche,les mêmes principes rationnels qui ont présidé à la découverte de toutesles grandes vérités scientifiques.
Quoique les observations qui précèdent s’appliquent d’une manièreplus particulière à la France, pourtant le même projet de tarif qui a étéproposé pour améliorer son bien-être pourrait servir pour l’Angleterre.
Malgré les efforts de M. Huskisson en 1826 pour amener des amélio-rations dans le commerce étranger de l’Angleterre , un grand nombre dedroits de douane sont encore exorbitants.Une grande partie de ces droitsaffectent l’industrie et les comestibles, et ils devraient être entièrementabolis.
Les capitaux considérables employés en Angleterre dans toutes sortes defabrications, et la concurrence qui existe naturellement entre les fabricans,onlfait fléchir les prix de telle manière que les nombreux droits protec-teurs qui existent sont devenus inutiles et de nul effet, eu égard au but deleur création. 11 serait alors prudent de les abolir, afin de ne laisser aucunetrace de prohibition , ou ils devraient être réduits do manière à ne laisseraucune idée de système protecteur, mais seulement pour obtenir unrevenu.
Les droits perçus maintenant en Angleterre sur les articles de luxe im-portés de l’étranger ou des colonies sont trop forts; bien souvent ilsdépassent de cent pour cent la valeur de l’objet; mais comme d’un côtéils produisent un revenu considérable , et que d’un autre côté il en existequelques-uns, comme ceux sur les glaces, le papier, le savon, qui fontbeaucoup de tort à l’industrie, ceux-ci devraient être abolis dabord, etil pourrait être convenable quant à présent de maintenir les autres. Il y ena pourtant, parmi ces derniers, qui produiraientdavantage étant diminués;