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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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il faudrait alors les réduire immédiatement : tels sont ceux sur les vinsfrançais et les spiritueux étrangers.

Ce que nous venons de dire, dans les pages précédentes, relati-vement aux tarifs que la France et l’Angleterre devraient adopter,confirme l’exactitude de l’opinion exprimée à cet égard au commencementde ces remarques, c'est-à-dire que le moyen convenable pour formerdesrapports commerciaux profitables entre la France et l’Angleterre est quechaque pays établisse , après de mûres réflexions , son propre tarif selonses intérêts particuliers. En agissant aiusi, on ferait tout ce qui serait né-cessaire de faire pour les intérêts des deux pays, et pour établir des relationscommerciales de la manière la plus convenable.

Par exemple, la France, en permettant l’importation libre, sans paye-mensde droits, des matières étrangères pour Lindustrie et des comes-tibles , ferait tout ce qu’elle aurait pu sans doute pour ses intérêts, et parce moyen, elle recevrait par l importation un grand nombre de produitsde l'Angleterre et de ses colonies.

La France en soumettant à des droits modérés les articles de fantaisieet de luxe, ferait également ce que ses intérêts exigent, et elle recevraitpar l’importation une quantité de produits de ce genre de l’Angleterre etde ses colonies.

D’un autre côté, l'Angleterre, en permettant l’importation libre, sanspaiement de droits, des matières pour l’industrie et des comestibles , fe-rait ce que ses intérêts réclament, et elle recevrait une quantité de produitsde France, comme par exemple des grains, de la soie écrue, de l’organ-sin, du lin, du chanvre, du fil, une grande variété de préparations chi-miques propres à la teinture et à la blanchisserie.

L’Angleterre en permettant l’importation des produits des fabriques deFrance aux droits de 10 pour 100 , en recevrait une quantité considérable,non par le motif qu’elles pourraient être vendues meilleur marché que lesmarchandises anglaises, maisà cause de la mode, delabeauté des dessins,de la couleur ou du fini ; tels seraient les papiers , les livres, les glaces ,les soieries, les cuirs, la bijouterie, etc.

L’Angleterre, en réduisant les droits sur les articles étrangers de luxe autaux auquel elle devrait raisonnablement le faire , agirait conformémentà ses intérêts ; elle recevrait ainsi des quantités considérables de vinsfrançais, des eaux-de-vie, des huiles.

Les mêmes principes qui doivent dominer dans chaque pays pour letarif à suivre dans ces cas doivent servir de règle à l’égard des autres objetsqui se rattachent au commerce. Les deux pays devraient faire leurs effortspour réduire les frais de fret en annulant toutes les entraves qui gênent lanavigation et en réformant tous les di'oits de tonnage ; facih'ter ensuite lacorrespondance par leurs bureaux de poste, les voyages sur leurs routeset la circulation des voyageurs sur les ports les plus fréquentés (1).

(4) La correspondance par la poste, entre Londres et Paris, doit être arrangée commesuit :

De Londres à Paris en irente-quatre heures.

La malle-poste entre Londres et Douvres doit partir de Londres, comme elle le fait àprésent, à huit heures du soir, pour courir à raison de neuf milles par heure, afin de fairele voyage à Douvres, qui est de soixante-douze milles , en huit heures, et d’arriver à Dou-vres à quatre heures du matin.

Les valises des lettres doivent être mises de suite, à bord du paquebot afin d’arriver àCalais avant neuf heures et demie.

La malle-poste doit quitter Calais pour Paris à neuf heures et demie du matin , pour