qui prcscrivcul le paiement de certaines branches du revenu par l'inter-médiaire de la banque d’Angleterre, et la substitution générale des bil-lets de banque aux paiemens en espèces, dans toutes les transcriptionsfinancières de quelque importance.
» Par la section première de l’acte susdit de Guillaume III, le comp-teur est tenu d’inscrire pour toutes les sommes versées à sou bureau, leurpoids et leur quantité, et conformément à l’usage suivi à l’Echiquier, ildoit alors faire sur parchemin un billet de la somme, signé du compteurou du sous-compteur. 11 envoie ce billet à la Cour des tailles, où l’individuqui fait le paiement, reçoit sa quittance.
» Dans la pratique, la seule déviation de ces formes, consiste en cequ’on a cessé de tenir état du poids et de la quantité des espèces. Depuisprès d’un siècle, la banque envoie à l’Echiquier des personnes dûmentautorisées par elle à examiner et recevoir ses propres billets. Conformé-ment au statut 46 de Georges III, §§ yS, y6, 85 et i5o : Les commis dela banque ainsi préposés à l'Échiquier, sont tenus de recevoir les billets debanque annulés des receveurs généraux'des douanes, de 1 excise, dutimbre et des postes, administrations qui toutes déposent leurs fonds àla banque d’Angleterre, et doivent créditer chaque receveur général prèsdu compteur, pour le montant en espèces. Il est aussi d’usage depuislongtems, de recevoir par l’intermédiaire des commis de la banque, nonseulement les branches du revenu public ci-dessus mentionnées, maisencore toutes les sommes quelconques payées au compteur pour le comptede l’État. L’usage universel du papier monnaie a nécessité l’adoption decettemesurc, afin de vérifier les billets présentés à l’Echiquier, etde mettrele compteur à même de les accepter sous sa responsabilité, en paiementdu revenu public.
» Voici le mode dans lequel sont ordinairement effectués les paiemensà l’Echiquier i La personne qui apporte les fonds, dépose par ordre ducompteur ses billets et sou argent entre les mains d’un commis de labanque , qui lui donne en retour un papier adressé au sous-compteur etexprimant le montant de la somme ainsi reçue au compte du compteur.Après avoir remis le papier au bureau du compteur, il inscrit alors dansun livre tenu à eet effet et appelé livre de recette, ou livre brouillard, lemontant de la somme pa 3 ’ée, la date du paiement, la branche de revenupublie pour laquelle le paiement a lieu, et le nom de la personne effec-tuant le paiement. Cette entrée est ensuite transcrite en latin sur unmorceau de parchemin appelé billet. Ce billet est signé par les sons-compteurs et envoyé par le moyeu d’un tuyau dansla Cour des tailles. Il ya quelques légers changemens dans la manière de transcrire les entrées,lorsqu’il s’agit du paiement de sommes perçues par jugement. Dans cecas, la personne qui effectue le paiement n’inscrit rien dans le livre dontnous avons parlé, mais il laisse au bureau un mémorandum qui esttranscrit ensuite dans le billet du compteur; et le nom des personnes dé-linquantes, ainsi que les sommes payées, sont inscrits dans le livre derecette ou livre brouillard du compteur.
» Toutes les transcriptions faites dans le livre des recettes ou livrebrouillard, sont notées dans plusieurs autres livres conservés au bureaudu compteur. Ces liyres constituent pour lui l’état justificatif des sommesqu’il reçoit au compte de la Couronne, et servent à l’examen et à l’au-dition de ses comptes que font de tems à. autre et respectivement, l’audi-teur de l’Echiquier et les secrétaires du bureau des recettes.