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\ ice-trésorier et contresignés par lui ; t-t les ayant mis dans ses livres-aucompte du compteur, il les renvoie au compteur qui les transmet auidépartemens respectifs. »
Considérant donc les nombreux inconvéniens d’un ordre de chose, envertu duquel l’Echiquier est nominalement, mais non de fait, le receveurdes deniers publics ; considérant que l’expérience a montré en Irlandel'avantage qu'il y a à faire recevoir tous les paiemens parla banque, nousrecommandons qu’à l'avenir tous les paiemens des deniers publics aucrédit de l’Echiquier soient faits en totalité et directement à la banqued’Angleterre.
Nous considéx'ons ce changement comme indispensable pour fairecesser plusieurs complications et anomalies, comme propres à produirela simplicité et la sécurité, les deux objets principaux qu’on doit se pro-poser. et comme mettant le gouvernement à même de diriger ses trans-actions financières conformément aux usages que l’expérience com-merciale a fait adopter dans les opérations les plus vastes, comme lesplus sages et les meilleures.
Nous proposons d éloigner toutes difficultés relatives à l’admission lé-gale des paiemens faits à la banque d’Angleterre au compte de l’État (su-jet qui paraît avoir amené quelques embarras, et donné lieu à plusieursdifficultés officielles et techniques) eu ordonnant que tous les paiemenseffectués à la banque soient rangés en deux classes : premièrement, lespaiemens des receveurs généraux et des autres receveurs et percepteursde l'État, lesquels paiemens la banque serait autorisée à recevoir direc-tement de ces fonctionnaires : et secondement, tous autres paiemens desommes dues à l'état, lesquels la banque d’Angleterre aurait l’ordre derecevoir au compte de l’Ecliiquier, sur une autorisation spéciale de laTrésorerie, donnée par des doenmens en la forme prescrite. Tout re-ceveur des impôts, et toute personne faisant un paiement à la banqheau compte de l’Echiquier, serait tenu de rédiger une note indicative,exprimant le montant de la somme payée, et la branche d’impôts, oules autres sources d'où cette somme provient. Ce document devraitêtre transmis à l’Echiquier le jour même où le paiement est effectué. Ala fin de chaque jour, la banque enverrait à l’Ecliiquier un étal de toutesles sommes reçues au compte de l'Echiquier, et ces sommes ayant ététrouvées conformes aux notes indicatives, chacune des parties serait endroit légalement d'exiger de l'Echiquier un reçu dans le langage et leschiffres 01 dinaires, rédigé dans les formes présentes, lequel serait admisparles auditeurs des comptes publics, et par toutes autres personnes,comme une décharge légale du paiement ainsi effectué la banque.
En faisant effectuer à la banque d’Angleterre , de la manière dont nousl avons proposé, le paiemeut de tous les deniers publics au crédit del’Echiquier, on s’épargnerait le mode pénible de contrôle adopté pour lavérification des paiemens faits aux recettes de l’Echiquier, par les comp-tables de l’é tat, (1) et on pourrait en toute sûreté et avec avantage se dis-
(1) Voici comment M. Kllis décrit le mode en usage pour le contrôle des paiemens faitsaux compteurs de 1’Echiquier : « Un commis du bureau de l'auditeur vient à la Gourde»Tailles, ou li la Chambre des Recettes , prendre noie des billets du compteur, afin d’enfaire la transcription dans les livres des auditeurs , et (1e comparer les étals journaliers ethebdomadaires au bureau de» recettes, avec ceux envoyés du département ; un autrecommis de l'auditeur dretse les reçus contrôlés , qui sont ensuite examinés et contresignéspar le secrétaire du bureau des recettes. » M. F.llis ajoute ; « L’attention du chancelier derKchiquicr est spécialement appelée sur ces faits, comme offrant l’exemple d’affaires c.vpé-