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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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avons déjà proposée pour les administrations préposées aux dépenses pu-bliques.

Afin de réduire et de simplifier davantage encore les attributions del'Echiquier, nous proposons de transférer également à la Trésorerie, leservice des bons de l’Echiquier. Comme pour le paiement des traite-mens, etc., la préparation et l'émission des bons de l'Echiquier, doiventrester distinctes de leur paiement, et ne doivent pas être confiées auxmêmes mains. Sur un ordre de la Trésorerie, l’Ecliiquicr donnera créditsur la banque au trésorier pour leur acquittement. Afin d’empêcher quel’émission des bons de l’Echiquier ne dépasse la somme votée par le Par-lement, il sera établi que ces bons ne pourront avoir cours légal, qn’au-tant qu’ils seront contresignés à l’Echiquier.

Comme lin moyen additionnel de débarrasser l’Echiquier d’attributionsinutiles et compliquées, nous proposons l’abolition des épices ( fees ). Leursuppression totale serait avantageuse, non-seulement à l’Echiquier , maisencore à toutes les administrations publiques. A l’appui de cette propo-sition, M. Barton, l’un des principaux fonctionnaires de l’Echiquier,fait observer avec beaucoup de raison, « l'inconvenance, sinon l’absur-dité, qu’il y a à émettre, en quelque circonstance que ce soit, une portionplus considérable des deniers publics , que le-service ne l’exige, dans lavue de rembourser à l’Etat cet excédant, après un intervalle donné, etau risque de voir ces fonds s’égarer et se perdre dans les mains des parti-culiers.» Indépendamment de l’évidence de celte objection, il se perdinutilement beaucoup de tems et de travail à calculer et recevoir cesépices.

On devrait aussi discontinuer la préparation des comptes rendus desemestre. «Il semble également, » dit M. Ellis, «que la préparationdes comptes rendus de semestre, pour le rapporteur du roi ( King’s re-membrancer) , n’est d’aucune utilité; on peut sans inconvénient abandon-ner aux auditeurs des comptes publics , l’audition des comptables. » Parles mêmes motifs, on devra discontinuera l’Echiquier, if examiner et decertifier les comptes des receveurs et autres comptables, avant qu’ilspassent sous les yeux des auditeurs des comptes publics.

Nous ne voyons aucune raison suffisante de continuer à assigner auproduit de certains impôts, tels paiemens, telles charges spéciales. Unchangement à cet égard, contribuera à débarrasser l'Echiquier d’unepartie de l’inutile complication dont ses opérations sont maintenant en-travées. Sur quelques motifs qu’ait pu autrefois être appuyé cet usage, ilsont dû cesser depuis longtems , et toutes distinctions de cette nature doi-vent être supprimées. Nous n'hésitons pas à proposer que le produit detous les impôts et des autres sources du revenu public , une fois commisa la garde de l’Echiquier, ne forme plus qu’un fonds unique et commun,destiné à subvenir à toutes les dépenses publiques. Il est impossible desoutenir sérieusement que le créancier de l’Etat acquiert un surcroît deconfiance, lorsqu’il sait que telle portion du revenu public est spéciale-ment affectée au paiement des dividendes ; n’oublions pas d’ailleurs ,que, de toutes les classes de citoyens, celle des créanciers de l’Etat estla plus intéressée à l’introduction d’améliorations destinées à donner àl’administration et à l’emploi du revenu public, simplicité, exactitudeet sécurité.

Si donc, on adopte les diverses mesures que nous avons recommandéesà vos seignenries pour la simplification et le perfectibnnemenl de ce

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