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Le* livres que nous avons proposé de tenir, contiendront les élémensd’après lesquels s’effectueront les transcriptions sur le journal et le grandlivre. Le journal devra contenir les entrées extraites de ces livres, detoutesles recettes du revenu, la quotité des paierneus prescrits par les ordresroyaux annuels , les crédits mensuels et antres donnés aux trésoriers parordres de la Trésorerie. Ges entrées devront être inscrites dans le jour-nal, eu la forme adoptée par les maisons commerciales, avant d’êtreinscrites dans Je grand livre, où l’on transportera les laits extraits dujournal, en les disposant eu partie double, sous un nombre donné detêtes decolones, et les inscrivant jour par jour, d’après le système decomptabilité mercantile. Le grand livre indiquera constamment, sous laforme la plus concise, les balances existant à la banque d’Angleterre à ladisposition de l'Echiquier, les recettes brutes des différentes sources durevenu public, dans leurs branches respectives, les crédits donnés enexécution des ordres du Trésor, et les balances laissées à la dispositiondes diverses administrations. Le bilan du grand livre devra’ être établichaque mois, et à la fin de l'année, il fournira les moyens de présenterles comptes exacts , 1 . de tout le revenu public de l’année, en indiquantla somme de chaque nature de produits ; 2 . de toutes les sommes pourlesquelles il a été donné crédit à la banque d’Angleterre par l’Echiquier,pour le paiement des dépenses publiques de l’année , en indiquant àquelle nature de services chaque somme a été appliquée.
Afin d’effectuer un réglement complet des comptes annuels , et d’em-pêcher la confusion ou les erreurs qui pourraient survenir si l’on mêlaitle montant des crédits pour le service d'une année , avec le montant descrédits pour le service dune antre année, nous proposons quei'Echjquiercesse, à dater du premier octobre de chaque année -, de donner des cré-dits pour des fonds votés dans l’année se terminant au 5i décembreprécédent; qu’à un jour donné , tons les crédits dont il n’aura pas étéfait usage, soient annulés; et que les fonds demeurés sans emploi,fassent retour au Parlement qui seul eu pourra disposer.
Comme nous n’avons pas la plus légère hésitation à conseiller d'em-ployer dans toutes les administrations publiques, dans la forme la pluspure et la plus simple, le système de 1enue delivres en usage dans lecommerce, et comme nous considérons son application comme formantla base nécessaire de toute amélioration réelle et importante, nouscroyons devoir exposer avec quelque détail, les raisons qui nous ontportés à en recommander si vivement l’adoption à l’approbation de vosseigneuries. ,
Le mérite spécial du système commercial de tenue de livres en partiedouble , consiste dans la facilité avec laquelle il embrasse les comptes lesplus compliqués, les plus divers et les plus vastes, donnant à toutes leursdifférences de détail, une unité de résultat, et les montrant enfin sous laforme la plus concise, tandis qu’il permet à l’examinateur de les suivresans peine dans leurs ramifications les plus éloignées. Dans les livresauxiliaires, un bon système de comptabilité admettra toutes les modifica-tions adaptées à chaque service spécial ; mais aussitôt que les livres prin-cipaux ou en partie double prennent possession des faits, dès lors quelouesoit leur variété et leur complication, ils rentrent sous la loi généraled’harmonisation.
Tout le mécanisme de ce système a pour but d’obtenir les moyensd’établir un bilan qui doit contenir sous une forme concise, exacte etclaire, la concentration de toutes les recettes d’un côté, et de toutes les