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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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dépenses de l’auIre , rangées sous leurs divisions respectives. L’efficacitéde ce système est attestée par le témoignage unanime du monde commer-cial, dans la variété infinie de ses transactions.

Sur tous les points du globle civilisé , pas' de maison commerciale dequelque importance, qui ne l’ait graduellement et forcément adopté.Aucun gouvernement n’a vu ses administrations efficacement organisées,ses comptes tenus avec clarté, les affaires expédiées promptement etd’une manière satisfaisante, qu’après avoir introduit le système commer-cial, avec ses conditions d’orefreet d’uniformité. Plusieurs des gouverne-rnens de l’Europe Font adopté après avoir longtems et inutilement essayéde régulariser par d’autres moyens en un système uniforme, les usagesdivers et contradictoires de leurs administrations publiques; et il n’y apas d’exemple qu’un seul après l’avoir adopté, y ait renoncé. Loin de là ,tous les gouveroemens qui l’ont admis, ont attesté Futilité de son appli-cation aux affaires publiques, et sa complelle efficacité dans toutes lesopérations de fiscalité et de finances. C’est le système adopté par la Com-pagnie des Indes, pour la direction de ses affaires, tant à l’intérieur quedans ses possessions orientales ; et en consultant le rapport de M. Bovvringsur la comptabilité publique de la France , on se convaincra combienl’application de celte méthode est utile, praticable, claire et efficace.Nous y voyons en effet que tous les ministres des finances qui se sontsuccédés au pouvoir, ont unanimement et cordialement attesté les excel-lents résultats du système commercial dans toutes les branches du gou-vernement ; que lès objections que faisaient d’abord contre ce systèmeles personnes qui ne l’avaient point examiné attentivement, lui reprochantde ne pouvoir s’appliquer à la comptabilité , ont toutes disparu devantla preuve évidente de son efficacité et de sa supériorité. « Ce système,dit le comte Chabrol, ancien ministre des finances, a produit dans lescomptes publics la simplicité et la rapidité accompagnées de la clartéet de la régularité des résultats. A une comptabilité incomplète et lente,ont succédé la publicité et la promptitude (1). »

Le système de comptabilité adopté en France, a établi une garantiecomplète contre la concussion et la dilapidation. 11 a amené dans les dé-penses une économie annuelle de plusieurs millions sterling ; il a diminuéle travail et les embarras des -employés de l’Etat, et maintes fois,après un examen approfondi et détaillé, les orateurs de tous les partisdans les deux Chambres législatives, se sont accordés à lui décerner desélogesmérités.

Opposés à de tels faits, et à l’expérience constatée du monde com-mercial tout entier, les opinions hostiles à ce système commercial, nesauraient avoir beaucoup de poids.

Le dernier Conseil de la Trésorerie , dans sa minute du 1 4 juillet 1829,reconnaît qu’il faut adopter le principe de la tenue des livres en partiedouble, et substituer aux nombreux livres de compte actuellement enusage, un livre de caisse régulièrement tenu, un journal et un grandlivre, comme devant servir de base à un système de comptabilité fondésur la tenue des livres en partie double ; il déclare ensuite que « uneconnaissance complète de la tenue des livres en partie double, est avanttout, indispensable au succès des nouvelles mesures (1 ) »

(1) Rapport au Roi sur l’administration des finances. Mai 1830, page 6.

(2) Papiers parlementaires , 1833 , n° 50 , page 18.