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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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C'est là en effet le grand principe de labonne coniptabililécommerciale,et bien que dans les livres auxiliaires des négocians , il y [ait une grandediversité adaptée à leurs diverses transactions, il n’y a aucune différenceessentielle dans la manière dans laquelle tous, les commercans éclairéstiennent leur journal en partie double et leur grand livre. Le grand livrereprésente invariablement, non des comptes disséminés, mais seulementdes comptes concentrés ; en un mot, c’est l’amalgamation de faits sem-blables sous leurs divisions respectives; c’est le livre, non des détails,mais des résultats. C’est la centralisation de tous les livres auxiliaires, etl’élément définitif qui sert à établir le bilan. La tenue des livres en partiedouble n’est autre chose que le moyen de rassembler dans le grand livreles faits épars dans les livres élémentaires où on les a consignés. Un bonsystème de complabililé classe tous les détails dans sa marche progressive ,mais à chaque pas en avant, tout en classant les faits, il les condense;jusqu’à ce qu’il les range tous dans les pages du grand livre, sous des di-visions générales! et primitives. Pour les détails il renvoie au journal etaux livres auxiliaires, où l’on les retrouve avec exactitude et facilité.

Si ncus avous cru devoir nous étendre autant sur le mérite de ce système,c’est parce que nous sommes intimement convaincus que son adoptiongénérale dans les administrations publiques, est l’amélioration principaleet dominante sans laquelle toutes les autres seront nécessairement et es-sentiellement imparfaites. Ce système, bien compris, n’abandonne rienau caprice du comptable ; il soumet tous les élémens de comptabili te àune opération infaillible, qui redresse elle-même ses propres erreurs, etdontle résultat, comme nous l’avons, dit., est de centraliser ces élémens,sous lenrs divisions respectives. Ce système prévient toute confusion entreles droits éventuels et les droits positifs, entre les paièmens ordonnés et lespaiemens effectués ; en un mot, il oblige à. grouper ensemble tous les faits,d’une nature semblable et homogène.

En proposant à vos Seigneuries ces importants cliangemens, qu’il noussoit permis de citer les observations suivantes du secrétaire du bureau desrecettes :

« Quoiqu’on ne puisse mettre en doute l’exactitude des résultats ob-tenus par les usages et la pratique actuelle de l’Echiquier, et bien quele jugement favorable porté de prime abord sur un système qui remplitson but, ait, lors des enquêtes précédentes, empêché l’adoption de modi-fications graves, cependant, comme la perfection du système ne reposeque sur la multiplicité des contrôles et la diminution de responsabilité in-dividuelle qui en est la conséquence, il est évident qu’il offre matière àobjection, et qu’il tend incontestablement à accroître le travail dans l’ex-pédition des affaires, et conséquemment les dépenses que ce travail oçcasi-sione »

Bien que le système eu vigueur paraisse avoir assuré la garde fidèledes deniers publics , cependant en consultant les dépositions faites devantla commission de r83o , nous verrons que les garanties contre la fraude,reposent non pas seulement sur les formes et usages antiques de l’Echi-